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Sida: les traitements

En 2013, 13.941 patients VIH-positifs ont été suivis médicalement en Belgique. Ce nombre représente une augmentation de 4,5% par rapport à l’année 2012.
Le ratio hommes/femmes des patients suivis médicalement en Belgique en 2013 était de 1,75. L’âge moyen des patients était de 44,1 ans ; 45,2 ans chez les hommes et 42,3 ans chez les femmes.
En 2012, 9,7 millions de personnes ont suivi une thérapie antirétrovirale dans les pays à revenu faible et intermédiaire, soit 61 % des personnes éligibles selon les directives de 2010 sur le VIH de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Mais, d’après les directives de 2013, la couverture n’a concerné que 34 % (32-37 %) des 28,6 millions de personnes éligibles en 2013.
Aucun traitement ne guérit l’infection au VIH : une personne séropositive est séropositive à vie. Les différents traitements vont bloquer l’évolution du virus dans l’organisme.

Les traitements les plus récents permettent-ils de guérir du SIDA?

Actuellement, personne ne guérit du SIDA. Grâce aux traitements actuels, il est possible de stopper l'évolution du virus.
Ces thérapies ont permis un recul de l'apparition de la maladie chez les personnes séropositives mais pas sa complète disparition. Ce sont des trithérapies c’est à dire des associations de différents médicaments.
Le virus se cache littéralement et dès qu'on arrête le traitement, le VIH prolifère à nouveau.
Par ailleurs, les effets secondaires (anémie, fatigue, nausée, etc...) des trithérapies existent toujours.

Utilise t'on la trithérapie dès qu'on est séropositif?

Lorsqu'on est séropositif , le moment où l'on commence le traitement reste une question irrésolue. Chaque situation est différente, on sait que le traitement est extrêmement coûteux et relativement toxique. Le traitement n'est par ailleurs pas seulement médical mais aussi psychologique et conditionné par des données économiques.
Pour suivre l'évolution de l'affection, il faut faire le décompte des cellules sanguines qui jouent un rôle important dans les défenses immunitaires: les CD4+ (ou lymphocytes T4).
De nombreuses personnes vivant avec le VIH présentent peu de signes ou de symptômes – voire aucun – de la maladie pendant une période pouvant aller jusqu'à 10 ans. Chez certaines personnes, la maladie progresse plus rapidement et on constate le déclin des CD4+ et l'apparition de symptômes dans les quelques années suivant l'infection initiale. Par contre, certaines personnes gardent une numération des CD4+ normale et n'ont aucun symptôme pendant une période beaucoup plus longue que la moyenne. On parle dans de tels cas d'une non-progression à long terme.
Plusieurs facteurs influent sur la progression de l'infection au VIH: la génétique, la virulence (puissance) du virus dont la personne est infectée, le type de réponse immunitaire lancé contre le virus, l'état nutritionnel de la personne au moment de l'infection et plus tard, l'état psychologique et le niveau de stress de la personne (ainsi que la manière dont le stress est géré) et divers facteurs liés au mode de vie, notamment le tabagisme.
On le voit, il n'y a pas de règle absolue quant à l'amorce d'une trithérapie.  Il n'y a pas de réponse précise quant au fait de savoir à partir de quelle teneur en CD4+ il faut commencer le traitement. Il y a là une décision à prendre entre le médecin et son patient, une préparation et un accompagnement à organiser.
On peut faire une trithérapie avec un seul comprimé, ou avec une gélule matin et soir, le traitement est moins lourd qu'il y a quelques années. Ce qui est difficile c'est la durée du traitement, le fait qu’il soit quotidien, qu'il a des effets secondaires et qu’il peut perturber la vie sociale et professionnelle.

Y a t'il des interactions entre certains médicaments utilisés dans les trithérapies et les drogues illicites

Il existe bien entendu une possibilité d'interactions médicamenteuses entre tous les médicaments qu'une personne prend mais aussi avec des produits en vente libre, des plantes médicinales, des aliments et certaines drogues.
Ces interactions peuvent prendre plusieurs formes, certaines vont apparaître dès l'association des différents éléments, d'autres mettront plusieurs semaines avant de causer des problèmes perceptibles
Les connaissances à cet égard sont incomplètes et il est difficile de prévenir toutes les interactions possibles.
Certains médicaments utilisés dans les trithérapies sont métabolisés (transformés et éliminés) par le foie et sont en compétition avec tous les dérivés des opiacés, les amphétamines et des médicaments légaux tels que les antidépresseurs, les tranquillisants, les pilules contraceptives, etc... . La prise de drogues illicites (comme l'ecstasy, l'héroïne) même de façon récréative est extrêmement dangereuse car les antiprotéases utilisés dans les trithérapies ont un effet inhibiteur sur le foie ce qui empêche l'élimination de ces produits. Ceci risque de mener beaucoup plus rapidement à l'overdose que chez une personne ne suivant pas de traitement.
Il est donc essentiel que le médecin soit au courant de tous les produits que son patient prend: médicaments sur ordonnance, remède en vente libre, plante médicinale, supplément nutritif ou tout autre produit.

Quel est le prix des médicaments contre le SIDA?. Le fait que les traitements soient peu accessibles dans les pays à revenus faibles est-il lié à leur prix excessif?

L'accès aux traitements de personnes vivant avec le VIH a augmenté.
En 2012, 9,7 millions de personnes ont suivi une thérapie antirétrovirale dans les pays à revenu faible et intermédiaire, soit 61 % des personnes éligibles selon les directives de 2010 sur le VIH de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Mais, d’après les directives de 2013, la couverture n’a concerné que 34 % (32-37 %) des 28,6 millions de personnes éligibles en 2013. La thérapie antirétrovirale ne sert pas seulement à prévenir les maladies et les décès liés au sida ; elle permet également de réduire sensiblement le risque de transmission du VIH et la propagation de la tuberculose. L’utilisation de traitements optimisés plus durables est une composante clé de l’approche « Traitement 2.0 », qui vise à renouveler l’approche thérapeutique et la prise en charge du VIH. D’après des rapports à mi-parcours, certains pays d’Amérique latine, de la région Asie-
Pacifique, d’Europe orientale et d’Asie centrale utilisent actuellement cette approche afin de définir et mettre en oeuvre des politiques et des programmes de traitement adaptés au contexte local (source Onusida).

A l'heure actuelle, il est toujours très important de réduire le coût des traitements. L'accès aux médicaments dans les pays dits du "nord" et ceux du sud est très différent. Le prix prohibitif de ces médicaments est évidemment ce qui empêche certains de les utiliser. Le problème ne se pose pas avec une telle acuité chez nous mais il existe.
Régulièrement , des médicaments sont introduits sur le marché par les firmes pharmaceutiques à des prix très élevés qui ne sont en rien justifiés et qui grèvent le budget des soins de santé. L'influence politique des firmes pharmaceutiques interfère avec le souci de beaucoup de personnes de rendre les traitements contre le SIDA accessibles à tous.
Voici comment se décompose le prix des médicaments: 60 % pour les industries pharmaceutiques, 20 % pour le grossiste, 10 % à l’état et les 10 % restants au pharmacien (distributeur). La part qui revient à l’industrie se calcule de manière approximative en fonction de ce que les gens sont prêts à payer. Un même médicament vendu en des lieux différents coûtera un prix différent. Face aux industries pharmaceutiques, le ministère de la santé peut utiliser certains arguments pour faire baisser le prix du médicament : l’arrivée d’un produit concurrent sur le marché, la fin du brevet protégeant la composition du médicament ou la menace d’une licence obligatoire.
Face aux firmes pharmaceutiques faisant payer un prix excessif  les médicaments utilisés dans le traitement du SIDA, le Brésil, l'Inde ou la Thaïlande, ont créé leurs propres industries de médicaments génériques afin d'offrir une trithérapie gratuite aux malades. Au Mozambique, la première usine publique de médicaments contre le sida du continent a été inaugurée grâce à une coopération sud-sud avec le Brésil. Des unités de production de rétroviraux ont déjà été ouvertes par des groupes pharmaceutiques privés en Afrique.
La baisse des coûts et la généralisation des médicaments génériques est l'une des préoccupations des pays pauvres pour faire face à la pandémie et ne plus dépendre de l'aide internationale. Le coût annuel du traitement du VIH et du sida a chuté dans des proportions considérables grâce aux génériques.

La trithérapie d'urgence ou TPE Traitement post-exposition au VIH

Quelqu'un qui risque d'être contaminé au VIH (suite à une relation sexuelle non protégée, une rupture de préservatif, personnel médical exposé à un risque de contamination, échange de seringues) peut utiliser la trithérapie d'urgence ou TPE Traitement post-exposition au VIH. Cette trithérapie d'urgence est une combinaison d'antirétroviraux, elle doit être utilisée au maximum dans les 48h qui suivent la prise de risque. Au plus vite le traitement sera pris, au plus il a des chances d'être efficace. Le TPE réduit fortement le risque de contamination au VIH mais ne le supprime pas totalement. Ce traitement doit absolument être suivi pendant un mois. Cette trithérapie vise à empêcher la réplication du virus avant qu'il se propage dans tout l'organisme.
Cette trithérapie d'urgence, même si elle ne dure qu'un mois, n'est pas anodine et comporte des effets secondaires. Un suivi médical pendant 6 mois sera nécessaire. Et comme son nom l'indique elle est à utiliser en urgence et pas régulièrement, ce n'est pas un moyen pour avoir des relations sexuelles non protégées.
Pour rencontrer un médecin au plus vite, il faut aller le week-end ou la nuit aux urgences des hôpitaux ou en journée dans un Centre de référence Sida. Le traitement est gratuit.

MAJ 2015

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