Identité de genre, transidentité

L'identité de genre, qu'est-ce que c'est ?

Si l'orientation sexuelle (le fait d'être homo- ou hétérosexuel-le) désigne le genre de la personne que j'aime ou qui m'attire sexuellement, l'identité de genre indique le genre auquel je m'identifie.
L'orientation sexuelle = Qui j'aime
L'identité de genre = Qui je suis.
Ce sont donc bien deux questions totalement différentes qui n'ont aucune incidence l'une sur l'autre, pourtant la croyance populaire veut que l'on identifie un gay au fait qu'il est efféminé, une lesbienne à celui qu'elle est un garçon manqué. Il n'en est rien. On appelle cela les préjugés de genre.

Garçon ou fille ? Plus compliqué que cela en a l'air

L'identité de genre paraît une évidence pour la plupart d'entre nous. Nous savons et notre entourage également (parfois avant nous) quel est notre genre biologique, notre sexe.
Cependant, à ce sexe s'attachent toute une série d'idées sociales de ce qu'est un garçon (il joue aux petites voitures, porte des pantalons, est bagarreur, aime le football et plus tard la bière) ou une fille (elle joue à la poupée, porte des robes, elle est plus réservée, aime la danse et boira des sodas sans sucre) qui sont autant de stéréotypes de genre.

Et là, pour beaucoup de gens, les choses se compliquent car tout en vivant pleinement leur identité de garçon ou de fille, ils ne se sentent pas concernés par ce qui fait aux yeux de la société un garçon ou une fille. Et cela leur pose des tas de problèmes au quotidien qui vont des simples moqueries, aux brimades, voire carrément aux injures et aux discriminations.

Binarité ou genre fluide ?

Pour répondre à la complexité de cette question de genre, certains demandent aujourd'hui que l'on abandonne la notion binaire de partage de l'humanité en deux genres opposés, mais que l'on parle plutôt de genre fluide, ce qui tendrait à reconnaître que nous sommes toutes et tous plus ou moins masculins et plus ou moins féminins en même temps et selon les contextes, selon notre âge, selon les circonstances, selon notre relation affective, …
Ces personnes demandent surtout que disparaisse des actes administratifs la question du genre qui nous oblige sans cesse à nous identifier à ces sexes alors que c'est inutile.

Les transidentités

Pour une minorité de personnes dont on identifie encore difficilement le nombre, la question du genre est un problème plus fondamental.
Ce sont des personnes pour qui la question de savoir "suis-je un garçon ou une fille ?" n'est jamais une évidence.
On appelle ces personnes les transidentitaires.

Bien que cette appellation regroupe une infinité de situations particulières, on les regroupe généralement en trois sous-groupes.

Il n'y a pas beaucoup de solutions pour elles et ces personnes sont également sujettes aux moqueries, aux actes de violence et aux discriminations, d'autant que la loi les ignore totalement.

Comment se défendre

Depuis 2007, une loi nous protège des discriminations fondées sur le genre que ce soit au travail, à l'école, dans nos relations avec les administrations ou les services que nous fréquentons et notre accès au logement et aux lieux publics.
Pour toute question liée à ces questions, on peut s'adresser l'Institut pour l'Egalité des Femmes et des Hommes, via le numéro vert: 0800/12.800 ou par internet via http://igvm-iefh.belgium.be/fr/introduire_une_plainte/

Où m'adresser ?
Il existe peu d'associations travaillant ces questions du fait même de la division de ce groupe humain et du faible pourcentage de la population concernée.
En Belgique, vous pouvez vous adresser à Genres Pluriels.
Sinon, vous pouvez contacter l'association française : Out-Trans via http://www.outrans.org/.

MAJ 2019

Infor Jeunes asbl - Chaussée de Louvain, 339 - 1030 Bruxelles - Tél.: 02 733 11 93 - inforjeunes[at]jeminforme.be - www.jeminforme.be