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La justice

Un·e mineur·e commet une infraction

Pour la justice, si vous êtes mineur·e, vous n'êtes pas considéré·e comme un adulte et ne serez pas sanctionné(e) comme tel, cela ne veut évidemment pas dire que vous n’aurez aucune sanction. La loi considère donc le mineur comme irresponsable pénalement.
Cependant, à partir de 16 ans, vous pouvez être renvoyé·e devant une juridiction pour adultes. C'est ce qu'on appelle le dessaisissement.
Un·e jeune mineur·e, qui commet un fait interdit, appelé fait qualifié infraction, est avant tout considéré·e comme un·e mineur·e en danger.
Ce sera le tribunal de la jeunesse (compétent en ce qui concerne les mineurs) qui prendra une décision. La loi oblige le Juge à privilégier des mesures dites restauratrices. Elles ont pour objectif de mettre l’accent sur la réinsertion et l’éducation. Le but est d’amener le jeune à réfléchir à l’acte qu’il a commis, les conséquences de celui-ci et faire en sorte qu’il ne recommence plus.
En tant que mineur·e, vous ne pouvez pas intenter une action en justice car vous êtes considéré·e comme “incapable juridiquement” (voir ci-dessous).

Les SAC (Sanctions administratives communales)

Les communes peuvent aussi sanctionner certains comportements qu'elles estiment perturbateurs (jeter des mégots, crachats, uriner sur la voie publique, tapage nocturne, vol, injure, graffiti, ...). Ces sanctions peuvent être prises à l'encontre de mineurs âgés au minimum de 14 ans et aux majeurs. L'infraction est constatée par un "agent constatateur". Un PV sera dressé et envoyé au fonctionnaire sanctionnateur de la commune où les faits se sont produits.
Dans le cas où le fait est commis par un mineur, un courrier recommandé sera envoyé aux parents si le fonctionnaire sanctionnateur souhaite infliger une sanction administrative.
Avant de donner une amende à un mineur, le fonctionnaire sanctionnateur devra prendre d'autres mesures alternatives : la procédure d'implication parentale, la médiation locale ou la prestation citoyenne.
Si une de ces mesures alternatives fonctionne, le dossier du mineur sera clôturé par le fonctionnaire sanctionnateur.
Si le mineur n'accepte aucune de ces mesures alternatives ou si elles ne fonctionnent pas, le fonctionnaire sanctionnateur donnera une amende administrative au mineur.
Ce sont les parents du mineur qui devront payer l'amende puisqu'ils sont civilement responsables de lui. L'amende ne peut être payée directement par le mineur. Le montant de cette sanction administrative communale est de maximum 350€.
Chaque commune applique le dispositif comme elle le veut, les comportements perturbateurs ne seront donc pas punis de la même manière d'une commune à l'autre.

La loi autorise le mineur à se faire assister d’un avocat dans le cadre de cette procédure.

Vous êtes contrôlé(e) ou fouillé(e) par la police

La police peut toujours contrôler votre identité : si elle soupçonne que vous êtes recherché·e, si elle pense que vous avez commis un délit, s’il y a délit de fuite, si elle croit que vous n'avez pas l’âge requis pour fréquenter certains lieux, etc.

Elle peut aussi vous fouiller mais en respectant certaines procédures :

• La fouille de sécurité est destinée au maintien de l’ordre public et consiste à palper tes vêtements, à contrôler ton sac.
• La fouille judiciaire pour rechercher des indices, des preuves, des pièces à conviction relatives à une infraction
• La fouille dite au corps avant mise en cellule, pour vérifier que la personne ne possède pas d’objet ou de substance dangereuse.
• La fouille corporelle totale qui doit être pratiquée par un médecin

Vous commettez une infraction

Il arrive de commettre “une petite ou une grosse erreur de parcours”: un vol, consommer des stupéfiants, agresser violemment quelqu’un, racketter, etc.

Que va t’il se passer maintenant ?

Vous êtes arrêté·e mais vous ne pourrez être enfermé·e que pour une période de 12 ou 24 h maximum. La police doit avertir vos parents si vous êtes mineur.
Ensuite, vous serez entendu·e par la police et votre dossier sera transféré chez le procureur du Roi qui analysera le procès-verbal. Eventuellement, il vous convoquera vous et vos parents.
Le procureur décide, alors, soit de classer votre dossier sans suite soit de le transmettre au tribunal de la jeunesse si les faits sont assez graves ou si ce n’est pas la 1ère fois que vous commettez une infraction.

En fonction de la situation, le juge de la jeunesse peut déjà prendre une décision provisoire de placement par exemple, d’éloignement de la famille, etc.
Devant le tribunal de la jeunesse, vous devez obligatoirement, être assisté, gratuitement, par un avocat qui est désigné d’office par le bâtonnier. Vous pouvez choisir vous-même un avocat mais il ne sera accepté, que s’il prouve son indépendance totale (il ne peut être aussi l’avocat de vos parents, de votre famille d’accueil ou de votre institution).
Si vous avez moins de 12 ans, l’avocat représente vos intérêts, si vous avez plus de 12 ans, il vous assiste dans votre défense. Quelqu'un qui est arrêté par la police a le droit avant la première audition, de discuter avec un avocat de son choix. Les mineurs ne peuvent renoncer à ce droit, ils doivent avoir un avocat.
Le tribunal de la jeunesse va aussi convoquer vos parents qui peuvent être représentés par un avocat de leur choix.

Les sanctions que peut infliger le tribunal de la jeunesse

Le Juge dispose de plusieurs mesures qu’il peut prendre à l’égard du mineur délinquant. Il privilégiera toujours les mesures restauratrices (médiation restauratrice), c’est-à-dire des mesures qui vont dans le sens d’une réparation du dommage par le·a jeune, et l’établissement d’un projet écrit proposé par le·a jeune. Le tribunal pourra par après avoir recours aux mesures suivantes :

  • La réprimande,
  • La surveillance par le service de protection de la jeunesse,
  • L’accompagnement ou la guidance,
  • Le maintien dans le milieu de vie sous conditions,
  • Et, en dernier recours, l’éloignement du milieu de vie, le placement en IPPJ par exemple. Le placement en régime ouvert doit toujours être privilégié.

Lorsque vous avez plus de 16 ans, dans les cas les plus graves, le Juge peut décider de se dessaisir, ce qui signifie que vous serez jugé comme un adulte devant un Juge pour adulte.

Par ailleurs, il peut aussi y avoir une demande de réparation des dommages matériels subis par la victime (par exemple si vous avez agressé quelqu’un dans un train et que vous avez démoli plusieurs banquettes), lors du jugement devant le tribunal de la jeunesse (ou une autre juridiction, si le tribunal de la jeunesse s’est dessaisi). On est ici, dans ce qu’on appelle la responsabilité civile.
Vous ou vos parents pouvez ne pas être d’accord avec la sanction prise et faire appel, les délais sont assez court (± 15 jours en ce qui concerne les mineurs délinquants).

La capacité juridique du/de la mineur·e

Au sens du droit, les mineur·e·s d’âge sont considéré·e·s comme incapables de discernement, cette incapacité va jusqu’à l’incapacité juridique.
Si vous voulez porter une affaire devant le tribunal, ce sont donc vos parents qui doivent vous représenter pour intenter une action en justice. Ils devront, dans certains cas, obtenir l’accord d’un juge de paix (par exemple pour la vente d’un immeuble vous appartenant).
Exceptionnellement, le mineur peut agir seul en justice lorsqu’il y a un conflit d’intérêt avec les parents que ceux-ci ne peuvent plus défendre les intérêts de leur enfant de façon objective.

C’est souvent le cas, lorsqu’il est question de réclamer une pension alimentaire ou en cas d’abus sexuels. Le mineur pourra donc agir seul en justice à l’encontre de ses parents, à condition :

• qu’il y ait conflit d’intérêt ;
• un état de nécessité ;
• que le mineur soit capable de discernement (c’est le juge qui évalue si le mineur est doué de discernement).

MAJ 2019

 

 

 

 

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