Les procédures en cas de litige locataire-propriétaire

21 Mai 2025 | Litige locataire-propriétaire, Logement | 226 commentaires

Lorsqu’il y a des problèmes entre locataire et propriétaire, il faut tout d’abord essayer de trouver un accord à l’amiable ou même de faire des concessions. Les causes peuvent, bien entendu, être très différentes : le propriétaire ne fait pas réaliser les travaux nécessaires, le locataire ne paie plus les loyers, les montants de certaines factures calculées par le propriétaire ne paraissent pas équitables au locataire (ex : les factures d’eau quand il n’y a qu’un seul compteur dans l’immeuble), le locataire voudrait que son bail soit prorogé (= prolongé) mais le propriétaire refuse, le propriétaire veut expulser un locataire, etc.

Suite à la 6ème réforme de l’Etat, les compétences en matière de logement ont été transférées aux Régions. Depuis le 1er janvier 2018, une nouvelle réglementation est entrée en vigueur en Région de Bruxelles-Capitale : le titre XI du Code bruxellois du logement et depuis le 1er septembre 2018 en Région Wallonne : le Décret relatif au bail d’habitation. Elle s’applique à tous les baux (sauf exceptions).

La réforme a introduit des régimes juridiques nouveaux, parmi lesquels le bail étudiant et la colocation. Des modifications sont aussi apportées à la réglementation du bail de courte durée. Enfin, dans la cadre de la lutte contre les discriminations, une liste définit ce que le propriétaire peut demander au locataire.

En Région de Bruxelles-Capitale

Toutes les règles s’appliquent immédiatement aux baux en cours, sauf pour les exceptions ci-dessous qui s’appliquent aux baux conclus ou renouvelés à partir du 1er janvier 2018 :

  • Lutte contre la discrimination : une liste exhaustive définit clairement les informations que le bailleur a le droit de demander au candidat locataire sélectionné : son identité et le moyen de le contacter, le nombre de personnes qui composent le ménage, le montant (ou une estimation) de ses ressources financières. En dehors de cette liste, le bailleur ne peut exiger aucune autre information ;
  • Le bail étudiant : il a une durée de principe d’un an mais peut désormais être résilié à tout moment avec préavis ;
  • La colocation : un seul contrat lie les colocataires et un pacte de colocation (règles de vie entre colocataires) y est annexé ;
  • Les informations que le bailleur doit fournir avant ou au moment de la conclusion du contrat ;
  • Les mentions et la forme du bail, sauf en cas de bail oral ;
  • Les règles de dissolution d’un bail portant sur un logement frappé d’une interdiction à la location.

En Région Wallonne

Les nouvelles dispositions s’appliquent immédiatement aux baux en cours, sauf pour les exceptions qui s’appliquent aux baux conclus ou renouvelés à partir du 1er septembre 2018 :

  • Les mentions essentielles qui doivent figurer dans un bail ;
  • L’assurance incendie que doit souscrire obligatoirement le preneur ;
  • Les modifications apportées au régime du bail de courte durée de résidence principale ;
  • Le bail de colocation ;
  • Le bail étudiant.

Et s’il y a désaccord entre locataire et propriétaire ?

En cas de désaccord entre locataire et propriétaire, il est recommandé de procéder graduellement, en essayant tout d’abord de trouver un accord à l’amiable.

Le locataire peut informer son bailleur de manière informelle, surtout lorsque le problème est mineur. Toutefois, il est conseillé à ce stade, de produire une preuve écrite de sa démarche (envoi d’un e-mail en parallèle ou suite à la discussion pour en récapituler les points essentiels). Parfois, plusieurs appels téléphoniques n’apportent aucune solution.

Il faut alors envoyer une lettre (de préférence recommandée) au propriétaire. S’il ne réagit pas, il faut lui envoyer une lettre recommandée de mise en demeure. C’est la Poste qui se chargera de transformer votre simple lettre en lettre recommandée pour un coût d’environ 9,23€. Le courrier de mise en demeure est un préalable avant de pouvoir s’adresser au juge.

Il ne faut pas oublier que le locataire doit gérer le bien qu’il occupe « en bon père de famille » et qu’il doit prévenir le propriétaire en cas de problème dans l’appartement. Si ce n’est pas le cas, le propriétaire pourrait affirmer que le problème s’est aggravé sans qu’il en soit informé.

En cas de problème, le locataire doit garder tous les justificatifs : copie des courriers envoyés au propriétaire, photos (lorsqu’il y a des problèmes d’insalubrité ou de travaux non effectués), témoignages des voisins.

Si malgré toutes ces démarches, aucune solution n’est trouvée, le locataire peut recourir à la voie judiciaire.

Modes alternatifs de règlement des conflits en Région de Bruxelles-Capitale et en Région Wallonne

Avant d’entamer une procédure en justice, pensez aux modes alternatifs de règlement des conflits : la médiation, la conciliation, l’arbitrage.
Code judiciaire Article 591, 1° ET Article 629, 1°

La médiation

Le principe ici est de résoudre le conflit à l’amiable entre le locataire et le propriétaire grâce à l’intervention d’un tiers médiateur.

Personne ne peut être contraint à accepter une médiation, elle doit donc être acceptée par les deux parties. Elle peut se dérouler à tout moment (avant, pendant ou même après une procédure en justice).

Vous devez faire appel à un médiateur agréé et signer un protocole de médiation (= un accord écrit et signé par les parties et le médiateur).

Ensuite, si vous arrivez à un accord satisfaisant, vous pouvez introduire une requête devant le juge de paix pour homologuer cet accord.

Pour la Région de Bruxelles-Capitale : Ordonnance Article. 233, §1er
Pour la Région Wallonne : Art. 731 à 733 du Code judiciaire

La médiation : Articles 1724 à 1737 du Code judiciaire 

La conciliation

La procédure en conciliation devant le juge de paix n’est pas obligatoire mais c’est une possibilité intéressante pour tenter de régler le conflit à l’amiable.

Cette procédure présente de nombreux avantages : elle est gratuite, rapide, sans frais administratifs et ne nécessite pas le recours à un avocat.

La demande peut se faire par simple courrier adressée au juge de paix du lieu où est situé le bien ou en se rendant au greffe de la justice de paix, et en demandant verbalement que soit tenue une audience de conciliation. En dehors de vos nom/prénom, adresse et nom/prénom, adresse de la personne avec qui vous demandez une conciliation, il faut y expliquer le problème qui se pose, votre demande et le fait que vous souhaitez régler le conflit par conciliation.

A la suite de la conciliation, deux cas de figures sont possibles :

  • Si la conciliation réussit, l’accord entre les parties est acté par le juge de paix dans un procès-verbal de conciliation. Il a la même valeur qu’un jugement et doit être respecté.
  • S’il n’y a pas eu d’accord, ou que l’une des parties ne se présente pas, le juge de paix rédige un procès-verbal de non conciliation. Il est alors possible d’introduire une requête auprès du juge de paix.

Pour la Région de Bruxelles-Capitale et la Région Wallonne : Article 731 à 734 du Code judiciaire

L’arbitrage

Il est interdit d’insérer une clause d’arbitrage dans le contrat de bail (si une telle clause existe, elle est réputée non écrite).

En cas de conflit, les parties peuvent opter pour cette procédure. C’est une procédure rapide, mais très coûteuse puisque les arbitres sont rémunérés. Les arbitres disposent des mêmes pouvoirs qu’un juge, ils imposent une solution au conflit des parties. Il n’y a pas moyen de faire appel de leur décision. L’arbitre doit être neutre et indépendant des parties. C’est souvent un avocat.

Pour la Région de Bruxelles-Capitale : Ordonnance Article. 233, §2
Pour la Région wallonne : Article 731 à 734 du Code judiciaire

Devant un juge de paix en Région de Bruxelles-Capitale et en Région Wallonne

Avant toute procédure en justice de paix, il faudra envoyer une lettre de mise en demeure par recommandé pour que la partie adverse exécute ce qui lui est demandé : travaux, loyer impayé, etc.

Si aucune solution n’est trouvée, il faut s’adresser au juge compétent dans ce type de litige : le juge de paix. Le juge de paix compétent est celui du lieu où se trouve le logement.

Un étudiant qui aurait un litige avec son propriétaire, à propos du kot qu’il lui loue, n’est pas obligé d’être domicilié dans ce kot. Il peut s’adresser au juge de paix du canton où est situé le kot. Le juge de paix est compétent pour toutes les demandes dont le montant n’excède pas 5.000€, sauf si ces demandes relèvent clairement de la compétence d’un autre tribunal.

Pour connaître l’adresse du bureau de justice de paix de votre région: https://adresses-judiciaires.just.fgov.be

La procédure en Région de Bruxelles-Capitale et en Région Wallonne

Si aucune des procédures alternatives n’aboutit ou si l’une des parties ne s’est pas présentée, il est possible de commencer une procédure civile. Le plus souvent, le requérant introduit une requête (c’est un document pour demander au juge de trancher le conflit) auprès du juge de paix via le greffe (le « secrétariat » de la justice de paix).

Pour une requête (conjointe ou unilatérale), vous devez simplement payer 24€ pour le fonds d’aide juridique.

Quant au montant des droits de greffe (ou droits de « mise au rôle »), il s’élève actuellement à 50€ devant les justices de paix. Attention, depuis le 1er février 2019, les droits de greffe doivent être payés à la fin de la procédure. Désormais, il ne faut donc plus payer les droits de greffe pour pouvoir introduire une procédure en justice. Le jugement précisera qui paiera les droits de greffe (en principe le perdant).

La comparution volontaire (ou requête conjointe)

Les parties peuvent décider de comparaître volontairement devant le juge de paix qui actera l’éventuel accord conclu entre elles.
Article 700 à 710 du Code judiciaire

La demande par requête

La requête est un texte que le demandeur adresse directement au juge de paix, via un formulaire et par le biais du greffe (son secrétariat). Le demandeur peut rédiger lui-même la requête. Le greffe adresse ce document par courrier au défendeur, avec une convocation à comparaître à une certaine date devant le juge. Doivent figurer obligatoirement dans cette requête (sous peine d’irrecevabilité) :

  • La date (jour, mois, année) ;
  • Les nom, prénom, profession, domicile du demandeur ;
  • Les nom, prénom, domicile ou à défaut, la résidence de la personne envers qui la demande est introduite.
    Attention cependant : certains propriétaires n’indiquent pas leurs coordonnées dans le contrat de bail, elles peuvent alors être obtenues au cadastre (moyennant paiement). Si on fait appel à un avocat ou à un huissier de justice, ils ont directement accès au registre des personnes physiques. Soit les personnes se présentent d’elles-mêmes, soit elles se font représenter par un avocat.
  • L’objet de la demande, arguments, exposé des moyens de la demande (dispositions du contrat de bail, etc.) ;
  • La justice de paix du canton saisi ;
  • La signature du demandeur ou de son avocat ;
  • Un certificat de domicile récent de la partie adverse doit être annexé à la requête (à retirer à la commune où la partie adverse est domiciliée).

Ensuite, les parties sont citées à comparaître devant le juge de paix. Il faut toujours se rendre aux convocations pour pouvoir se défendre, exposer les faits. Si on est absent, la partie adverse peut affirmer des choses mensongères qui ne seront, alors, contredites par personne. Rappelons aussi que si le demandeur introduit une demande en français, le défendeur peut exiger qu’elle soit faite en néerlandais s’il est néerlandophone.
Cette procédure est à conseiller pour éviter les frais d’une citation.
Article 1344bis du Code judiciaire (introduction par requête)

La demande par citation (assignation)

La demande peut également se faire par un exploit d’huissier qui reprend une partie des arguments du demandeur (il indique où, quand et pourquoi la partie adverse est citée à comparaître). L’huissier de justice prévient ensuite le défendeur de la date fixée pour la comparution chez le juge de paix.

Cette procédure est la plus chère et la moins rapide d’autant plus qu’il est fortement conseillé de prendre un avocat. Elle coûte 100 à 400€ de frais d’huissier.  Elle comprend les frais d’huissier auxquels s’ajoutent les droits de greffe et les 24€ pour le Fonds d’aide juridique.
Articles 700 à 710 et 1344bis du Code judiciaire (introduction par citation)
Article 591, 1° et 629, 1° du Code judiciaire (compétence matérielle et territoriale du juge de paix)

L’action en référé (= la demande en urgence)

S’il y a urgence (il faut évidemment la justifier), il est possible d’introduire une action en référé, au Tribunal de première instance, afin que des mesures urgentes et provisoires soient prises. Une décision est rendue immédiatement, en quelques jours ou parfois en quelques heures.

Elle est généralement assortie d’une astreinte (= obligation de payer une somme d’argent si on n’exécute pas le jugement).

Pour introduire l’action en référé, il est recommandé de consulter un avocat.
Article 1035 du Code judiciaire

En cas de désaccord avec la décision du juge de paix

Il est préférable de toujours consulter un avocat dans ce cas de figure (même si la personne s’était défendue seule auparavant).

Si l’une des parties est absente à la comparution, elle pourra s’opposer au jugement « par défaut » pris par le juge de paix. La procédure d’opposition est possible si le jugement par défaut a été rendu en dernier ressort et qu’il n’est pas possible d’interjeter appel (dans le cas contraire, la partie condamnée par défaut devra interjeter appel).

Si une partie n’est pas d’accord avec la décision du juge de paix, elle peut interjeter appel de ce jugement devant le tribunal de première instance.
Attention, si le conflit concerne une somme d’argent inférieure ou égale à 2.000€, il n’est toutefois pas possible d’interjeter appel de la décision du juge de paix. Dans ce cas, le jugement est considéré comme « rendu en dernier ressort ».

Remarque : La Cour de cassation juge les pourvois en cassation introduits contre les jugements quand il n’y a plus d’appel possible. Il ne s’agit toutefois pas d’un deuxième degré d’appel car la Cour de cassation examine en réalité si le jugement contesté a fait une application correcte des règles de droit.

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ariane
15 heures il y a

j ai mon proprietaire qui me met a la porte parce qu il vend sa maison ,pas recu de lettre recommander et la societer de vente viens vendredi 27 fevrier 2026 que doit je faire je suis handicaper e j ai 68ans
merci d avance

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Administrateur
Répondre à  ariane
13 heures il y a

Bonjour Ariane,

L’expulsion d’un locataire ne peut avoir lieu qu’à la suite d’un jugement du juge de paix. En effet, un propriétaire doit toujours avoir un titre exécutoire pour pouvoir procéder à une expulsion. Il ne peut donc pas, de sa seule autorité, mettre son locataire et ses meubles sur le trottoir, ou remplacer les serrures. Si un propriétaire décidait d’expulser son locataire sans avoir obtenu un jugement au préalable, il commettrait des infractions punissables par la loi.

Le propriétaire doit vous donner un préavis légal écrit. Envoyez-lui une lettre recommandée lui expliquant qu’il n’a pas e droit de vous expulser sans préavis écrit.

S’il ne répond pas, contacter le Juge de Paix de votre commune: https://www.tribunaux-rechtbanken.be/fr/tribunaux/justice-de-paix

Bien à vous,

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Gaignage
7 jours il y a

Bonjour,

Je dois faire débloquer ma garantie locative suite à mon déménagement mais mais ma propriétaire vient de perdre son mari, elle a 91 ans et ne sait presque plus marcher et a des vertiges.
elle doit être présent obligatoirement à la banque Belfius selon la loi.
Que dois-je faire?

Je m informe
Administrateur
Répondre à  Gaignage
4 jours il y a

Bonjour Gaignage,

Elle ne doit pas forcément se déplacer en personne chez Belfius. En général, la garantie peut être libérée via un formulaire signé par vous deux.
Le mieux est de contacter la banque et d’expliquer la situation. Ils peuvent proposer une solution à distance ou accepter une procuration via un proche.
Si elle ne peut vraiment pas signer et qu’il n’y a pas d’accord, il faudra malheureusement passer par le juge de paix.
Cordialement.

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PATRICK
10 jours il y a

Bonjour, nous sommes propriétaires d’un appartement jusqu’à maintenant sans problème, mais je crains que la locataire ne soit pas en ordre de paiement pour les factures d’eau, le compteur est à son nom, j’ai écrit à la société mais je ne peux avoir accès à ces informations, quels sont mes recours, et à qui puis-je m’adresser pour avoir savoir s’il n’y a pas de retard, merci de me renseigner

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Administrateur
Répondre à  PATRICK
10 jours il y a

Bonjour Patrick,

La société des eaux considère que le contrat est personnel (secret professionnel et vie privée). Ils ne peuvent légalement pas vous communiquer le statut des paiements de votre locataire.

Demander au locataire : La méthode la plus simple. Demandez-lui de vous montrer les preuves de paiement.
Si vous avez accès au compteur, vous pouvez relever l’index vous-même. Vous saurez au moins s’il y a une consommation anormale.
Assurez-vous que le contrat de bail stipule clairement que les charges de consommation d’eau sont à charge du locataire.

Action préventive (La désolidarisation) : Dans la plupart des régions (Wallonie/Bruxelles), le propriétaire est solidaire des dettes d’eau de son locataire si certaines formalités ne sont pas remplies à l’entrée et à la sortie (relevé d’index signé par les deux parties transmis au fournisseur).

Écrivez au fournisseur d’eau par recommandé pour leur signaler le début de la location, transmettre le relevé d’index d’entrée et demander la désolidarisation. Cela limite votre responsabilité à la consommation d’eau non payée après le départ du locataire.

Si vous avez la preuve (factures impayées montrées par le locataire), envoyez une mise en demeure par recommandé pour le paiement des charges.

Risques en cas d’impayés : Le fournisseur d’eau ne peut pas couper l’eau sans une décision du juge de paix.
Si le locataire quitte les lieux en laissant des dettes, la société des eaux peut se retourner contre le propriétaire s’il n’y a pas eu de transfert en bonne et due forme.

Bien à vous.

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Mur
16 jours il y a

Bonjour, je suis propriétaire d’une maison que je loue avec un contrat de courte durée qui a été prorogé 1 an. Je ne désire pas reconduire le bail à son terme. J’ai donc envoyé un recommandé à la locataire qui n’est pas allée chercher le recommandé. Que dois-je faire en sachant que les relations avec cette personne sont difficiles? Le bien et mon domicile sont situés en région wallonne.

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Administrateur
Répondre à  Mur
16 jours il y a

Bonjour Mur,

Vous avez le droit de ne pas reconduire le bail. Un recommandé non réclamé peut être considéré comme présumé reçu à la date de la première présentation, mais en cas de conflit, le juge de paix décidera.

Il y a toujours la solution de passer par un huissier de justice, mais cette démarche est chère. Dans votre situation, nous vous invitons à renvoyer une copie de votre courrier par courrier postal normal et e-mail en annexe d’un petit courrier où vous expliquez que le recommandé signifiant la fin de bail a été mis à la poste telle date et que le contrat de bail se terminera donc à telle date. Vous ajoutez que sans réaction de sa part, vous inviterez le locataire en médiation devant le Juge de paix.

Si vous passez à cette étape, téléphonez au greffe du juge (secrétariat) pour demander à organiser cette médiation.

La dernière solution sera alors la procédure judiciaire.

Si votre locataire reste en effet après la fin du bail : elle devient occupante sans droit ni titre, vous devrez saisir le juge de paix pour obtenir :l’expulsion, éventuellement une indemnité d’occupation.

Nous rappelons qu’en principe le propriétaire doit respecter les délais de préavis en fonction de la durée du bail. Le propriétaire n’a le droit de casser le bail uniquement pour les raisons suivantes : l’occupation personnelle (3 mois de préavis de trois mois, avec une indemnité d’un mois de loyer, dès la deuxième année de location) , la réalisation de travaux importants, ou un motif légitime et sérieux, sous réserve de préavis et indemnités.

Motif légitime et sérieux : Le bailleur peut également résilier le contrat si le locataire manque gravement à ses obligations (non-paiement des loyers, nuisances, sous-location non autorisée, etc.).

Plus d’infos ici : https://logement.wallonie.be/fr/bail/bail-de-courte-duree

Bien à vous.
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Lala
20 jours il y a

Bonjour,

Je suis en colocation à Namur et j’ai avertis le propriétaire que j’allais la quitter. Le bail indique que j’ai un préavis de 3 mois, puis que je suis libéré de mes obligations si je trouve un nouveau locataire. J’ai trouvé rapidement quelqu’un et j’ai envoyé au propriétaire les coordonnées de la personne pour qu’il s’arrange directement avec elle.

Mais il n’est pas d’accord, il me répond : 1) Que c’est à moi de rassembler toutes les infos sur le candidat (preuve de revenus, de paiement de loyers, composition de ménage, …) et de lui présenter un « dossier complet et solide ». 2) Que de toutes façons il n’est pas obligé de prendre un nouveau locataire avant la fin du préavis.

Est-ce qu’il a le droit de réagir comme ça ??? Je crois qu’il veut me mettre des batons dans les roues parce que le candidat est au cpas.

Merci pour la réponse.

Je m informe
Administrateur
Répondre à  Lala
10 jours il y a

Bonjour Lala,

Dans ta situation, le point de départ c’est vraiment ce qui est écrit dans le bail. Si le bail prévoit un préavis de trois mois mais précise aussi que tu es libéré de tes obligations dès que tu trouves un nouveau locataire, alors cette clause vaut pour toi et pour le propriétaire. Il ne peut pas faire comme si elle n’existait pas.

Le propriétaire a le droit de vouloir vérifier que la personne proposée pourra payer le loyer. Demander des preuves de revenus, une attestation du CPAS ou une composition de ménage, ce n’est pas interdit en soi. Par contre, ce n’est pas à toi de constituer un “dossier béton” à sa place. Ton rôle est de proposer un candidat sérieux et de transmettre ses coordonnées. C’est au propriétaire de prendre contact avec la personne, de poser ses questions et de décider s’il l’accepte ou non. S’il te demande de tout centraliser et de faire le tri pour lui, surtout si ça traîne ou que ça devient excessif, on peut clairement parler de mauvaise foi.

Concernant le fait qu’il dise qu’il n’est de toute façon pas obligé de prendre quelqu’un avant la fin du préavis, ce n’est pas si simple. S’il y a une clause de remplacement dans le bail, il ne peut pas refuser un candidat valable sans raison. Le droit belge impose que les contrats soient exécutés de bonne foi. Donc il ne peut pas bloquer volontairement la situation juste pour te forcer à payer les trois mois alors qu’un remplaçant est disponible.

Et sur le fait que le candidat soit au CPAS . Refuser quelqu’un uniquement parce qu’il est au CPAS, c’est de la discrimination et c’est interdit. Évidemment, les propriétaires invoquent rarement ça ouvertement, mais s’il n’avance aucun motif concret lié à la capacité de paiement, ça peut poser problème juridiquement.

En pratique, ce que je te conseille, c’est de tout faire par écrit et de rester calme et factuel. Tu rappelles la clause du bail, tu précises que tu as trouvé un candidat et transmis ses coordonnées pour qu’il prenne contact directement, et tu indiques que tu considères avoir rempli ton obligation. Garde bien les preuves des échanges.

S’il continue à bloquer, tu peux contacter le service logement de Namur https://www.namur.be/fr/ma-ville/administration/services-communaux/logement , un syndicat de locataires ou, en dernier recours, la justice de paix (une médiation est possible avant la procédure en justice proprement dite). Très souvent, le simple fait de montrer que tu connais tes droits peut débloquer la situation.

Cordialement.

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Cath
25 jours il y a

Bonjour, je quitte l’appartement que je loue actuellement fin janvier (région de Bruxelles). Un état des lieux sera effectué à la fin du mois, ce qui aurait dû me permettre de récupérer ma garantie locative, bloquée auprès de BNP-Paribas-Fortis. Le problème qui se pose est que cette banque exige la présence du locataire et du propriétaire lors de cette procédure, et que le propriétaire refuse de se rendre en agence, arguant du fait qu’il ne lui est pas possible de se déplacer. Que puis-je faire ? Merci pour vos conseils

Je m informe
Administrateur
Répondre à  Cath
25 jours il y a

Bonjour Cath,

Vous pouvez demander au propriétaire de signer un document d’accord (ou le formulaire de la banque) autorisant le déblocage de la garantie, même à distance. Il peut le faire par courrier ou par procuration.
S’il refuse sans raison valable, vous pouvez envoyer une mise en demeure écrite et, en dernier recours, saisir le juge de paix, qui peut ordonner la libération de la garantie sans sa présence.
Cordialement.

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Cath
Répondre à  Je m informe
25 jours il y a

Merci, mais BNP Paribas Fortis n’autorise pas l’utilisation d’un formulaire, cette banque n’en dispose pas, et exige la présence des 2 parties.

Je m informe
Administrateur
Répondre à  Cath
24 jours il y a

Bonjour Cath,

Dans ce cas, expliquez à la banque que le propriétaire refuse de se déplacer et demandez s’ils acceptent une procuration écrite ou un accord signé envoyé par courrier ou par e-mail. S’ils refusent malgré tout, prévenez le propriétaire que vous devrez saisir le juge de paix, car il bloque abusivement la restitution de la garantie. Souvent, cette démarche suffit à débloquer la situation.

Cordialement.

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