image_pdfimage_print

Le regroupement avec un regroupant belge

Ici, on parle d’un belge qui n’a pas fait usage de son droit de libre circulation. Si un belge a exercé son droit de libre circulation et revient s’installer en Belgique après avoir séjourné 3 mois dans un autre pays de l’UE, les conditions du regroupement seront les mêmes que pour un citoyen de l’UE si :

  • La vie familiale s’est développée dans cet autre État membre ;
  • Les membres de la famille rejoignent le belge en Belgique ;
  • La vie familiale n’a pas pris fin avant l’entrée du membre de la famille en Belgique ou avant la demande de regroupement familial.

Si le belge n’a pas circulé dans l’UE ou qu’il a circulé mais que les conditions ci-dessus ne sont pas remplies, il sera considéré comme belge sédentaire. Dans le cas contraire, il sera considéré comme citoyen de l’UE.

Le regroupement familial avec un belge sédentaire

Qui peut rejoindre un belge ?

Il s’agit :

  • Du conjoint ou partenaire équivalent à mariage de plus de 21 ans ou 18 ans si les liens ont préexisté à la demande ;
  • Du partenaire enregistré de plus de 21 ans ou 18 ans si les partenaires ont cohabité au moins 1 an avant la demande ;
  • De l’enfant mineur du belge ou de son conjoint/partenaire équivalent à mariage ;
  • De l’enfant majeur ou celui de son conjoint ou partenaire enregistré qui est à sa charge.
  • Du parent d’un enfant mineur pour autant qu’il s’occupe effectivement de l’enfant.  

Sous la nouvelle loi, le conjoint, le partenaire équivalent à mariage ou le partenaire enregistré doit d’office avoir plus de 21 ans.

A quelles conditions ?

Le regroupant doit prouver qu’il a un logement suffisant, des moyens de subsistance suffisants et réguliers et une assurance-maladie qui couvrent les membres de la famille.

Si un parent belge se fait rejoindre par un enfant mineur, il doit uniquement prouver qu’il a un logement suffisant et une assurance maladie.

A. Redevance

La redevance s’élève à 218 euros. L’enfant mineur ou l’enfant majeur handicapé qui rejoint son parent belge ne doit rien payer.

B. Preuve des liens familiaux

Il faut apporter la preuve du lien familial sur lequel la demande de regroupement familial est fondé.

– Pour le conjoint : l’acte de mariage traduit et légalisé ou apostillé.

– Pour le partenaire enregistré : partenariat enregistré traduit et légalisé ou apostillé ainsi que la preuve d’une relation stable et durable (cohabitation ou preuve qu’ils se connaissent depuis au moins 2 ans et ont entretenu des contacts réguliers ou ont un enfant commun).

– Pour l’enfant mineur : acte de naissance ou d’adoption. Il faut également la preuve de l’autorité parentale. Si l’autorité parentale est partagée avec l’autre parent, il faut l’accord de celui-ci.

– Pour l’enfant majeur handicapé et célibataire : acte de naissance ou d’adoption et attestation d’un médecin agréé par l’ambassade attestant son handicap et son incapacité à subvenir à ses besoins.

Le/les parent/s rejoignant un enfant belge mineur doivent prouver qu’ils s’occupent effectivement de lui. Pour cela, il faut montrer qu’il y a un lien de dépendance réel entre l’enfant et le parent.

– Pour l’enfant majeur qui rejoint son parent belge, il faut démontrer qu’il est effectivement à charge du regroupant qui doit subvenir à ses besoins essentiels. Cette condition doit exister dans le pays d’origine.

C. Vie familiale effective

 Il faut apporter la preuve que le regroupant et les membres de la famille ont une vie familiale effective, ils ne doivent pas obligatoirement cohabiter ensemble.

Quelle est la procédure ?

La demande peut se faire depuis le poste diplomatique à l’étranger ou en Belgique.

Si la demande est introduite à l’étranger, Le membre de la famille souhaitant rejoindre le belge doit faire une demande de visa long séjour. La décision sera prise dans les 6 mois et un visa D sera délivré en cas de réponse positive. Ensuite, le membre de la famille devra se présenter à l’administration communale dans les 8 jours suivants l’arrivée en Belgique. Un contrôle de résidence sera effectué par un agent de quartier et une carte D sera délivrée si le contrôle est positif.

Il est également possible de faire la demande directement à la commune si le membre de la famille est déjà en Belgique.

Le regroupement familial avec un citoyen européen

Qui peut le rejoindre ?

  • Le conjoint ou le partenaire équivalent à mariage ;
  • Le partenaire enregistré de plus de 21 ans ou de plus de 18 ans si les conjoints ont cohabité de manière ininterrompue pendant au moins un an avant la demande ;
  • L’enfant de moins de 21 ans ou de plus de 21 ans, s’il est à charge ;
  • Les partenaires de fait qui accompagne ou rejoint le citoyen de l’UE si une relation durable a été établie ;
  • Les membres de la famille qui, dans le pays de provenance, sont à charge ou font partie du ménage du regroupant ;
  • Les membres de la famille dont le regroupant doit s’occuper en raison de problèmes de santé graves.

A quelles conditions ?

Les membres de la famille rejoignant un citoyen UE ne doivent pas payer de redevance, ni fournir de certificat médical ou de casier judiciaire. Le regroupant citoyen UE ne doit pas non plus prouver qu’il a un logement suffisant.

A. Conditions matérielles

Il faut apporter la preuve de ressources suffisantes et d’une souscription à une assurance-maladie si le regroupant a obtenu son titre de séjour en tant que titulaire de revenus suffisants, s’il est étudiant ou si le regroupé est à la charge du regroupant ou parent du regroupant mineur.

Si le regroupant est travailleur salarié ou indépendant ou s’il est demandeur d’emploi, il n’y a pas de conditions de ressources ni d’assurance maladie.

B. Preuve du lien de parenté

Il faut apporter la preuve du lien de parenté ou d’alliance avec le citoyen de l’UE.

– Pour le conjoint : l’acte de mariage traduit et légalisé ou apostillé

– Pour le partenaire enregistré : partenariat enregistré traduit et légalisé ou apostillé ainsi que la preuve d’une relation stable et durable (cohabitation ou preuve qu’ils se connaissent depuis au moins 2 ans et ont entretenu des contacts réguliers ou ont un enfant commun).

– Pour l’enfant mineur : acte de naissance ou d’adoption.

– Pour l’enfant majeur handicapé et célibataire : acte de naissance ou d’adoption et attestation d’un médecin agréé par l’ambassade attestant son handicap et son incapacité à subvenir à ses besoins.

Normalement, il faut fournir les documents officiels. Si ces documents ne sont pas disponibles, il est possible d’apporter d’autres preuves valables pour autant qu’elles datent d’avant l’entrée du regroupant en Belgique.

Quelle est la procédure à suivre ?

Avant d’entrer en Belgique, les membres de la famille d’un citoyen de l’UE doivent d’abord demander un visa d’entrée au poste diplomatique belge. Si leur demande est acceptée, ils recevront un visa C. Une fois arrivés en Belgique, ils devront signaler leur présence dans les 10 jours. S’ils souhaitent séjourner plus de 90 jours, ils devront faire une demande de regroupement familial.

Si la demande est acceptée, ils recevront une carte F, valable 5 ans et renouvelable. En cas de séjour ininterrompu depuis 5 ans et d’installation commune pendant 5 ans, ils pourront séjourner de manière permanente et recevront une carte F+.

Voir aussi :

MAJ 2026

Le regroupement avec un regroupant majeur ressortissant d’un pays tiers

Le regroupant est bénéficiaire de la protection internationale (réfugié, bénéficiaire de la protection subsidiaire ou apatride)

Il faut bien vérifier quelle loi est applicable, en fonction de la date d’obtention du titre de séjour ou de la date d’introduction de la demande de regroupement familial.

Si le regroupant est sous le régime de la nouvelle loi et qu’il a obtenu un titre de séjour pour raisons médicales (art. 9ter), il n’est plus assimilé à un bénéficiaire de la protection internationale, comme c’était le cas sous l’ancienne loi.

Par bénéficiaire de la protection internationale, on entend donc :

  • Réfugié ;
  • Apatride ;
  • Bénéficiaire de la protection subsidiaire – attention la nouvelle loi a introduit certaines exceptions pour ce statut ;
  • Titulaire d’un titre de séjour pour raisons médicales (sauf si la nouvelle loi est d’application) – art. 9ter.

Dans ce cas, il pourra faire venir :

  • Son conjoint ou partenaire équivalent au mariage ;
  • Son partenaire enregistré ;
  • Son enfant mineur célibataire (et/ou l’enfant de son conjoint ou partenaire enregistré) ;
  • Son enfant majeur handicapé (et/ou l’enfant de son conjoint ou partenaire enregistré).

Le regroupant est non-bénéficiaire de la protection internationale

Par regroupant non-bénéficiaire de la protection internationale, on entend :

  • Le travailleur sous permis unique ;
  • L’étudiant ;
  • Le titulaire d’un titre de séjour pour raisons humanitaires (art. 9bis) ;
  • Le titulaire d’un titre de séjour pour raisons médicales (art. 9ter) sous la nouvelle loi de 2025 ;
  • Les personnes qui sont elles-mêmes venues sur base du regroupement familial ;
  • Les personnes en séjour illimité ou permanent.

Dans ce cas, il peut faire venir :

  • Son conjoint ;
  • Son partenaire enregistré ;
  • Son enfant mineur célibataire ;
  • Son enfant majeur handicapé célibataire.

Pour faire venir un conjoint, il existe des spécificités liées à son âge.

Si l’ancienne loi est applicable, le conjoint ou le partenaire (partenariat enregistré considéré comme équivalent au mariage) du regroupant doit avoir 21 ans ou 18 ans si le mariage a eu lieu avant l’arrivée du regroupant en Belgique.

Sous le régime de la nouvelle loi, il faut faire la distinction entre les bénéficiaires de la protection internationale et les non-bénéficiaires (comprenant les titulaires d’un titre de séjour pour raisons médicales art. 9ter).

Pour les bénéficiaires de la protection internationale :

  • Si le conjoint accompagne le regroupant : il doit avoir 18 ans ;
  • Si le conjoint le rejoint après : il doit avoir 21 ans ;
  • Si le regroupant est bénéficiaire de la protection subsidiaire et que le conjoint le rejoint par après : le conjoint doit avoir 21 ans et les liens familiaux doivent avoir existé avant l’arrivée du regroupant en Belgique.

Pour les non-bénéficiaires de la protection internationale :

  • Le conjoint doit avoir 21 ans.

La nouvelle loi ne considère plus le partenaire enregistré équivalent à mariage comme un conjoint. Il doit maintenant remplir les mêmes conditions qu’un partenaire enregistré conformément à la loi.  

Le regroupant est mineur

Il existe des règles spécifiques applicables au regroupant s’il est mineur.

MENA

Un MENA est un mineur étranger non accompagné qui a un statut spécifique, nous y avons consacré une page sur notre site.

Si l’ancienne loi est applicable, le MENA réfugié, apatride, titulaire de l’art. 9ter ou bénéficiaire de la protection subsidiaire pourra se faire rejoindre par ses parents.

Si la nouvelle loi est applicable, le MENA réfugié ou apatride pourra se faire rejoindre par ses parents. Pour le MENA titulaire de la protection subsidiaire, il ne peut en principe plus faire venir ses parents. Cependant, cette règle a provisoirement été suspendue par la Cour constitutionnelle de sorte que l’ancien régime continuera à s’appliquer dans l’attente d’une décision.

MEA

Si l’ancienne loi est d’application, le mineur étranger accompagné (MEA) reconnu réfugié, apatride, titulaire de l’art. 9ter ou bénéficiaire de la protection subsidiaire pourra se faire rejoindre ou accompagner par son/ses parent/s. Dans ce cas, le parent du mineur le rejoignant ou l’accompagnant pourrait obtenir un titre de séjour sur base du regroupement familial.  

Il existe néanmoins plusieurs conditions :

  • Le MEA doit être célibataire ;
  • Il doit résider avec un ou ses parents en Belgique ;
  • Il doit être rejoint ou accompagné avant ses 18 ans ;
  • Les liens familiaux devaient exister dans le Pays d’origine.

Sous la nouvelle loi, le MEA réfugié, apatride ou bénéficiaire de la protection subsidiaire peut demander le regroupement familial pour le(s) parent(s) qui l’accompagne(nt) (aux mêmes conditions que sous l’ancien régime – voir ci-dessus). Il n’est donc plus possible qu’un parent rejoigne un MEA sur base du regroupement familial. Seul le parent qui l’accompagne pourra faire une demande de regroupement familial.

Si le mineur (MEA ou MENA) est devenu majeur pendant la procédure de protection de protection internationale, il dispose d’un délai de 3 mois pour introduire une demande de regroupement familial à partir de la décision d’octroi son statut de réfugié. Cela signifie qu’il dispose d’un délai pour faire une demande pour que ses parents le rejoignent même s’il est devenu majeur.

A quelles conditions ?

A. Paiement d’une redevance  

Pour faire la demande de regroupement familial, vous devrez payer un montant de 218 euros sauf si le regroupé est :

  • Un enfant mineur célibataire ;
  • Un enfant majeur handicapé célibataire ;
  • Un membre de la famille d’un regroupant bénéficiaire de la protection internationale, qui l’a accompagné en Belgique. Les liens familiaux doivent avoir existé avant l’arrivée du regroupant en Belgique ;
  • Un membre de la famille d’un regroupant bénéficiaire de la protection internationale, qui le rejoint. Les liens familiaux doivent avoir existé avant l’arrivée du regroupant en Belgique. Sous la nouvelle loi, les membres de la famille qui rejoignent un bénéficiaire de la protection subsidiaire devront payer une redevance, contrairement à l’ancien régime qui prévoyait une dispense.

Le paiement de la redevance est une condition à l’introduction du dossier, elle devra donc être payée pour que la demande de regroupement familial soit traitée.

B. Preuve du lien familial

Il faut apporter la preuve du lien familial sur lequel la demande de regroupement familial est fondé.

– Pour le conjoint : l’acte de mariage traduit et légalisé ou apostillé.

– Pour le partenaire enregistré : partenariat enregistré traduit et légalisé ou apostillé ainsi que la preuve d’une relation stable et durable (cohabitation ou preuve qu’ils se connaissent depuis au moins 2 ans et ont entretenu des contacts réguliers ou ont un enfant commun).

– Pour l’enfant mineur célibataire : acte de naissance ou d’adoption ainsi que la preuve du célibat. Si l’enfant n’est pas commun du regroupant et de son conjoint ou partenaire, il faut démontrer qu’il exerce l’autorité parentale et a le droit de garde.

– Pour l’enfant majeur handicapé et célibataire : acte de naissance ou d’adoption et attestation d’un médecin agréé par l’ambassade attestant son handicap et son incapacité à subvenir à ses besoins.

Normalement, il faut fournir les documents officiels. Si ces documents ne sont pas disponibles, il est possible d’apporter d’autres preuves valables pour autant qu’elles datent d’avant l’entrée du regroupant en Belgique.

C. Vie commune

La personne qui rejoint le regroupant doit vivre avec lui. Il existe une exception pour l’enfant devenu majeur et son parent : il faut démontrer qu’ils gardent contact (visites occasionnelles, contacts réguliers…), sans pour autant qu’ils vivent ensemble.

D. Logement

Le regroupant doit avoir un logement salubre qui peut accueillir les membres de la famille qui souhaitent le rejoindre. Il faut apporter la preuve d’un contrat de bail et de son enregistrement. Si le contrat n’est pas au nom du regroupant, il devra fournir un certificat de résidence.  

E. Assurance maladie

Le regroupant doit avoir une assurance maladie couvrant les risques en Belgique pour lui-même et les membres de sa famille.

F. Santé et ordre public

Le membre de la famille rejoignant le regroupant doit fournir un extrait de son casier judiciaire traduit et apostillé (sauf si la personne qui rejoint est mineur), ainsi qu’un certificat médical délivré par un médecin agréé par l’Ambassade belge.

G. Moyens de subsistance

Il faut des moyens de subsistance stables, réguliers et suffisants. En principe, seuls les revenus du regroupant sont pris en compte mais il est possible que les revenus des membres qui le rejoignent soient également considérés. Les ressources doivent dans tous les cas être durables et suffisantes.
Le montant des revenus dépend de l’application ou non de la nouvelle loi.

  • Sous l’ancienne loi, il faut au moins 2173,88 euros nets par mois.
  • Sous la nouvelle loi, il faut au moins 2408,79 euros nets par mois et 10% de plus par membre de famille supplémentaire à charge.

Il n’y a pas de refus d’office si les moyens de subsistance ne sont pas suffisants, l’Office des étrangers analysera la situation financière du regroupant (revenus, charges, dépenses, loyers…).

Attention, les régimes d’assistance complémentaires ne sont pas pris en compte dans le calcul des revenus, il s’agit :

  • Du revenu d’intégration sociale ;
  • De l’aide sociale financière ;
  • Des allocations familiales ;
  • Des allocations d’insertion professionnelle et de transition ;
  • Des revenus d’un contrat de travail signé sur base de l’article 60§7 de la loi organique des centre publics d’action sociale

Les allocations de chômage sont par contre prises en compte dans le calcul, pour autant que le regroupant prouve qu’il cherche du travail. Les allocations pour personnes handicapées sont également comptabilisées.  

Dans certains cas, les conditions matérielles relatives au logement, aux moyens de subsistance et à l’assurance ne doivent pas être remplies. Les personnes bénéficiant de cette exemption ne sont donc pas tenues de démontrer qu’elles remplissent ces conditions pour faire une demande de regroupement familial. Les personnes exemptées sont les suivantes :

Sous l’ancienne loi :

  • Membres de la famille d’une personne bénéficiant de la protection internationale ou apatride, pour autant que la demande soit introduite dans l’année suivant l’octroi du statut ;
  •  Enfant mineur qui rejoint seul ses parents, son parent ou son conjoint/partenaire, pour autant qu’il soit en séjour illimité ;
  • Les parents d’un MENA ou d’un MEA bénéficiaire de la protection internationale ou apatride.

Sous la nouvelle loi :

  • Membres de la famille d’une personne bénéficiant de la protection internationale ou apatride, pour autant qu’elles l’accompagnent ;
  • Membres de la famille d’une personne reconnue réfugiée ou apatride qui les rejoignent. La demande doit être introduite dans les 6 mois suivant l’octroi du statut ;
  • Un enfant mineur ou majeur handicapé qui rejoint seul son parent qui est réfugié, apatride ou étranger en séjour illimité. L’exemption s’applique uniquement aux moyens de subsistance ;
  • Le ou les parents d’un MENA réfugié ou apatride qui le rejoignent.

Quelle est la procédure à suivre ?

  • Introduction du dossier : En principe, les membres de la famille qui souhaitent rejoindre le regroupant introduisent une demande d’autorisation à l’ambassade belge dans leur pays d’origine. La liste des ambassades et consulats de Belgique est disponible ici.
  • Transmission à l’Office des étrangers et traitement de la demande : L’Office des étrangers délivre sa réponse dans un délai de 9 mois, il y a une possibilité de prolongation de maximum 15 mois.
  • Décision de l’Office des étrangers : Si c’est positif, les membres qui ont fait la demande obtiendront un visa D. Dans le cas contraire, il sera possible de faire un recours devant le Conseil du Contentieux des étrangers dans les 30 jours, ou introduire une nouvelle demande si celle-ci était incomplète.
  • A l’arrivée en Belgique, le membre bénéficiant du regroupement doit se présenter dans les 8 jours à l’administration communale. A l’issue du contrôle de résidence, une carte A sera délivrée. Après 5 ans, le regroupé se verra délivré une carte B (séjour illimité), pour autant que les conditions du regroupement soient toujours remplies.

Dans certains cas, il est possible de faire la demande de regroupement familial en Belgique.

Voir aussi :

MAJ 2026

Le regroupement familial

Qu’est-ce que le regroupement familial ?

Une personne de nationalité belge ou un ressortissant étranger résidant légalement en Belgique peut, sous certaines conditions, faire venir en Belgique certains membres de sa famille dans le cadre d’une procédure spécifique : le regroupement familial.  

L’octroi de ce droit varie et est notamment déterminé par la nationalité, l’âge, le lien familial et le statut du regroupant (la personne qui se faire rejoindre et ouvre le droit au regroupement familial). En effet, les conditions diffèrent selon que le regroupant est mineur, majeur, bénéficiaire de la protection internationale (réfugié ou titulaire de la protection subsidiaire), titulaire d’un titre de séjour pour raisons humanitaires ou médicales, belge, citoyen de l’UE ou ressortissant d’un pays tiers…
De plus, seuls les membres de la famille nucléaire du regroupant peuvent prétendre au regroupement familial : il s’agit du père, de la mère, du/de la conjoint/e, des enfants mineurs ou handicapés. Les frères et sœurs ne peuvent pas rejoindre le regroupant sur cette base mais ils pourraient venir vivre en Belgique grâce au visa humanitaire.

Attention : une nouvelle loi a été adoptée le 18 juillet 2025, elle est entrée en vigueur le 18 août 2025 et durcit les conditions relatives au regroupement familial. Cette loi prévoit un régime transitoire si bien que l’ancien régime continuera à s’appliquer :

  • Aux demandes de regroupement familial introduites avant le 18 août 2025 ;
  • Aux demandes de regroupement familial introduites entre le 18 août 2025 et le 18 août 2027, si le regroupant a obtenu son titre de séjour avant le 18 août 2025.

Si le regroupant a obtenu son titre de séjour après le 18 août 2025, les nouvelles règles seront d’application. Le nouveau régime sera applicable à toutes les demandes de regroupement dès le 18 août 2027.

Par exemple : Amir est afghan, il a obtenu le statut de réfugié le 12 juin 2025 et séjourne donc légalement en Belgique. Il se demande qui pourra le rejoindre. Vu qu’il a obtenu son titre de séjour avant le 18 août 2025, l’ancienne loi sera encore d’application pour autant qu’il introduise se demande avant le 18 août 2027. S’il l’introduit après, il sera sous le régime de la nouvelle loi. 

Il faut ensuite regarder la situation du regroupant – sa nationalité, son âge et son titre de séjour –  pour savoir qui pourra le rejoindre et à quelles conditions.

La demande de regroupement familial doit être introduite depuis l’étranger par les membres qui souhaitent rejoindre le regroupant. Ils doivent dans un premier temps compléter leur dossier et se rendre ensuite au poste diplomatique ou consulaire belge afin de faire une demande de visa. C’est l’Office des étrangers qui prendra la décision. Si le regroupement est accepté, les membres de la famille obtiendront un titre de séjour et pourront séjourner en Belgique pour une période d’un an, renouvelable. Il leur sera ensuite possible d’obtenir un titre de séjour illimité après une certaine période (le plus souvent 5 ans). A nouveau, la procédure varie en fonction de la situation de la personne qui se faire rejoindre.

Voir aussi :

MAJ 2026

Demande d’équivalence : dernier délai de deux semaines

Demande d’équivalence : dernier délai de deux semaines

Attention, si vous souhaitez étudier ou poursuivre vos études en Belgique, vous n’avez plus que deux semaines pour faire une demande d’équivalence. Vous devez en effet introduire votre demande d’équivalence pour le 15 juillet 2026 au plus tard !

Pour rappel, l’équivalence de diplôme détermine la valeur des études suivies à l’étranger, en les comparant aux études similaires en Belgique. La première question à se poser dans le cas d’une équivalence de diplôme est de savoir si vous souhaitez travailler ou étudier en Belgique.

Pour travailler en Belgique, l’équivalence est obligatoire pour exercer une profession réglementée ou non réglementée dans le secteur public ou les institutions subsidiées par les pouvoirs publics.

Pour poursuivre des études en Belgique, cela dépend du type d’enseignement que vous voulez rejoindre. Dans l’enseignement supérieur, par exemple, les démarches ne sont pas les mêmes s’il s’agit de s’inscrire aux études d’un premier cycle (bachelier) ou aux cycles supérieurs (master, master de spécialisation, doctorat).

Le dossier doit être introduit entre le 15 novembre et le 15 juillet de l’année académique précédant celle au cours de laquelle vous comptez vous inscrire.

Pour toutes les démarches à introduire, veuillez consulter nos articles à ce sujet.

Accompagnement pour les NEETS

Les NEETS (Not in Education, Employment, or Training)

Qu’est-ce qu’on appelle les NEETS ?

Ce sont des jeunes de 15 à 29 ans qui n’exercent aucun emploi et ne suivent aucun enseignement ni aucune formation.

7 partenaires d’Actiris accompagnent pour une durée de 4 ans (jusqu’en 2027) des jeunes de 18 à 29 ans en situation de Neet vers le marché de l’emploi. Ces programmes de quelques semaines à plusieurs mois, entièrement financés par Actiris et les Fonds sociaux européens, sont donc gratuits pour les jeunes.

Quelles sont les conditions pour y participer ?

  • Avoir entre 18 et 29 ans au démarrage du programme
  • Habiter dans la région de Bruxelles-Capitale
  • Avoir au maximum un CESS
  • Ne pas être actuellement employé, aux études ou en formation
  • Être accompagné par un seul partenaire d’Actiris à la fois

Partenaires d’Actiris

> ART2WORK
Quai du Hainaut, 41
1080 Molenbeek
Tél. : 02/411.94.15
secretariat@art2work.be
https://www.art2work.be

> NICETONEETYOU by BACKSTAGE.NETWORK
Cantersteen, 12
1000 Bruxelles
Tél. : 0470/61.07.57 (coach Virginie)
nicetoneetyou@backstage.network
Formulaire de contact (Nice to neet you)
https://nicetoneetyou.be/

> INFOR JEUNES BRUXELLES
Service Jobcoaching
Rue Van Artevelde, 155
1000 Bruxelles
Tél. : 02/514.41.11 – 0471/68.20.44
bruxelles@ijbxl.be
https://ijbxl.be/service-job-coaching/

> JES
Rue des Ateliers, 3
1080 Molenbeek
Tél. : 02/411.68.83
neet@jes.be
iebel.devos@jes.be
https://jesbrussels.be/fr/formation-et-emploi/autre-secteur/nos-coachs/

> ORIENTAEURO
Programme Click
Tél. : 02/808.72.71
click@orientaeuro.be
https://www.orientaeuro.be/fr/coaching-gratuit-jeune-bruxelles/

Et uniquement en néerlandais :

> GROEP INTRO
Rue du Village, 30
1070 Anderlecht
Tél. : 02/558.18.80
brussel@groepintro.be
https://www.groepintro.be

> IN BRUSSEL
Quai du Commerce, 48 3ème étage
1000 Bruxelles
Tél. : 02/503.02.12
info@inbrussel.be
http://www.inbrussel.be

Voir aussi :

MAJ 2026