Quitter ses parents avant 18 ans

23 Nov 2021 | Droits avant 18 ans | 16 commentaires

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Quitter ses parents en étant mineur, c’est possible?

Un jeune mineur ne peut décider seul de quitter ses parents. Quelles que soient les raisons qui font qu’un mineur quitte ses parents et en dehors du fait qu’il devra trouver un logement, gérer son argent, poursuivre ses études, il devra surtout subvenir à ses besoins.
Nous parlons ici des situations où le jeune mineur vit des situations conflictuelles ou de violence chez ses parents telles qu’il n’y a pas d’autres solutions que de quitter le domicile familial.
Nous ne parlons pas ici des étudiants qui louent un kot en dehors de chez leurs parents, en général pour avoir de moins longs trajets à faire chaque jour.

Les parents ont l’obligation d’élever, d’entretenir (héberger, nourrir, soigner, etc.) et d’assurer la formation de leurs enfants. Cette obligation alimentaire existe quel que soit l’âge de leur « enfant », tant que sa formation n’est pas achevée.
Si ses parents sont d’accord, un mineur peut aller vivre ailleurs, un des parents doit alors l’accompagner à la commune pour effectuer son changement d’adresse.

En principe, sans l’accord des parents, un mineur ne peut pas aller vivre ailleurs.
Même s’il a des problèmes importants avec ses parents, il ne peut pas décider seul de ce qu’il va faire et si un mineur le fait, cela peut être considéré comme une fugue.

Il faudra alors s’adresser soit au SAJ (Service d’aide à la jeunesse), soit, pour ce qui concerne les aides financières, au CPAS (Centre public d’action sociale) ou au Tribunal de la famille pour essayer d’obtenir le versement d’une contribution alimentaire par les parents.

SAJ pour parler de ses problèmes

Si un mineur a des gros désaccords avec ses parents, il peut contacter le Service d’aide à la jeunesse (SAJ). C’est un service spécialisé qui pourra l’aider au mieux, en fonction de ses problèmes.
Il peut y aller seul ou avec la personne de son choix (un ami majeur, un assistant social, un avocat, par exemple), mais peut aussi contacter une des AMO bruxelloises.
Différentes propositions peuvent être faites par le SAJ :

  • Orienter le jeune mineur vers une AMO, un centre de guidance, un centre PMS, une équipe SOS Enfants.
  • Dans certaines situations, des éléments vont peut-être amener le SAJ à organiser ce qu’ils appellent une « aide négociée ». Dans ce cas-là, le conseiller d’Aide à la jeunesse évalue de manière approfondie la situation du jeune mineur et celle de ses parents et organise un programme d’aide avec lui et ses parents. Le SAJ peut proposer la mise en place d’un suivi familial, orienter vers des services d’aide, organiser un placement en famille d’accueil ou dans un service résidentiel.

Si les propositions d’aide sont refusées par le mineur ou par ses parents, le SAJ transmet, si nécessaire, son dossier au parquet de la jeunesse qui demandera peut-être l’intervention du juge de la jeunesse.
Le SAJ est un service officiel, une autorité publique.

Avant d’aller au SAJ, il existe d’autres organismes où un mineur peut se faire aider, parler de sa situation en toute confiance et réfléchir à la meilleure solution par exemple dans un centre d’information, une Amo ou un Centre de planning familial. Les adresses des SAJ de Bruxelles et Wallonie se trouvent sur le site de la Fédération Wallonie Bruxelles-Aide à la jeunesse.

Obtenir une aide financière

Des parents

Un mineur qui est dans l’impossibilité de continuer à vivre chez ses parents, suite à d’importants conflits, peut parfois vivre ailleurs avec leur accord. Ils conviennent alors ensemble d’une somme d’argent qui permette au jeune de vivre seul et qui couvrira tous ses besoins (logement, études, etc.).

Au Tribunal de la famille

Si les parents d’un mineur ne veulent pas l’aider financièrement, il peut faire une demande au Tribunal de la famille de son domicile.
Les parents ont ce qu’on appelle « une obligation d’entretien et d’éducation » vis-à-vis de leur enfant même s’il ne vit plus chez eux et tant qu’il n’a pas terminé sa formation ou ses études et n’a donc pas de salaire.
Le juge de la famille va évaluer, si, dans ce cadre, les parents sont dans l’obligation de verser une contribution alimentaire à leur enfant. Cette contribution alimentaire sera évidemment fonction de différents critères dont les revenus des parents, les besoins et les revenus du jeune.

La question de l’âge du mineur va évidemment influencer le fait qu’il puisse ou pas faire appel au juge de la famille.
Si le juge de la famille estime que le mineur fait preuve de discernement, il prendra en considération sa demande.
Si le juge de la famille estime que le mineur ne fait pas preuve de discernement (en général en-dessous de 12-13 ans), ce sera à l’un des parents du mineur d’introduire la demande. Si les conflits sont trop importants et qu’aucun des parents ne veut introduire cette demande, le mineur peut demander que soit désigné un « tuteur ad hoc » (souvent un avocat désigné par le juge)

Au CPAS

Un mineur a droit à l’aide sociale individuelle du CPAS, c’est à dire à une somme d’argent qui lui permette de vivre décemment, qui est en général équivalente au revenu d’intégration.
L’aide sociale n’est pas le revenu d’intégration sociale, qui n’est accordé qu’au majeur. Seuls les mineurs émancipés par le mariage ou ayant au moins un enfant à charge ou les mineures enceintes ont droit au revenu d’intégration, ils sont assimilés aux majeurs.

Recevoir une aide sociale n’est possible que dans des conditions très spécifiques : si le mineur n’a pas de ressources suffisantes et ne peut se les procurer par lui-même, si les parents font défaut, si l’autonomie que le mineur revendique permettra d’avoir des conditions de vie conforme à la dignité humaine par exemple, si les conflits ou la souffrance vécue en famille ne permettent plus au mineur de vivre avec ses parents (c’est le mineur qui devra en apporter les preuves).
Le CPAS peut renvoyer le jeune vers ses parents (qui sont ses débiteurs d’aliments) mais n’y est pas obligé pour obtenir une aide financière.

Les adresses, contacts téléphoniques et heures d’ouverture des Cpas bruxellois se trouvent sur le site de la Région de Bruxelles-Capitale.
Les adresses, contacts téléphoniques des Cpas de Wallonie se trouvent sur le site de l’Union des villes et des communes de Wallonie.

Le CPAS et le SAJ sont tous les deux chargés de l’aide aux mineurs mais, il arrive souvent que le mineur qui demande une aide au CPAS soit systématiquement renvoyé au SAJ. Le mineur étant encore sous l’autorité parentale, le CPAS le renvoie souvent vers le SAJ pour qu’une décision officielle soit prise. Pourtant, le CPAS est tenu d’accorder une aide sociale à toute personne dans le besoin, y compris les mineurs.

MAJ 2021

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Armex
11 jours il y a

Bonjour,
j’ai 17ans et j’aurais 18 le 1er avril
j’aimerais déménager de chez moi dès que possible car je ne m’entends pas bien avec ma mère et j’ai besoin de mon espace que je n’ai pas chez ma mère elle me donne beaucoup trop de responsabilités par rapport à mes sœurs et d’autres choses aussi depuis 2ans j’ai quelques soucis avec l’école je souffre de l’anxiété scolaire et ma mère m’oblige quand même d’y aller je prend mes rdv chez la psy toute seule elle arrive vraiment pas à comprendre ma situation du coup je lui ai dit que j’aimerais déménager dès que je pourrais (c’est à dire quand j’aurais 18ans) j’ai un job étudiant mais elle ne veut vraiment pas que je déménage elle va jusqu’à me manipuler émotionnellement et me faire culpabiliser,
elle me rabaisse constamment et dès que j’essaye de me défouler elle change d’attitude et devient plus gentille et elle se fait passer pour la victime la situation devient plus que insupportable et j’ai l’impression que je vais jamais pouvoir me sortir de cette situation
du coup je voudrais savoir s’il y avait moyen de déménager 3mois avant la majorité et si elle a le droit de m’en empêcher
et si j’aurais de l’aide du CPAS sans ma statue d’étudiant car j’espère prendre une année sabbatique l’année prochaine

Je m informe(@jmi)
Administrateur
Répondre à  Armex
2 jours il y a

Bonjour, Armex

Félicitations d’abord pour votre démarche auprès du psychologue. Poursuivez, c’est important de ne pas rester seul avec ses difficultés.
Si vous en avez la possibilité, avec l’accord de votre maman, vous pouvez tout à fait déjà aller vivre ailleurs que dans la maison familiale même si vous n’êtes pas encore majeur. Maintenant, étant donné que vous êtes déjà suivi par un psychologue et que vous avez déjà l’habitude des démarches, cela serait utile d’envisager une ou deux séances de médiation familiale avec votre maman. Pour trouver un médiateur familial, adressez-vous simplement aux centres de planning familiaux. Les prix y sont très démocratiques:
https://www.jeminforme.be/centres-de-planning-familial/
Réfléchissez bien dès à présent à votre projet d’année sabbatique. Il existe diverses possibilités tels que les séjours à l’étranger pour apprendre une langue, travailler (visa travail-vacances), s’inscrire dans un projet citoyen. Nous vous conseillons de surfer sur le site suivant:
https://www.mobilitedesjeunes.be/
Il existe aussi des formations en alternance et en promotion sociale qui pourraient mieux vous convenir qu’un enseignement traditionnel. Si vous avez besoin d’aide pour examiner toutes les possibilités, contactez le Centre PMS de votre école, ils sont là pour ça.
La loi prévoit une obligation d’entretien des parents envers leurs enfants majeurs. Ce qui veut dire qu’un parent doit subvenir aux besoins de son enfant (dans les limites de ses moyens) jusqu’au moment où cet enfant est capable de gagner décemment sa vie sachant que cette obligation se comprend de manière raisonnable. Si votre maman a déjà des charges importantes (vos sœurs), vous pouvez comprendre qu’il lui est difficile de financer votre année sabbatique d’autant plus si vous ne venez pas à elle avec un projet abouti. Le CPAS vous demandera la même chose, à savoir réfléchir sur votre projet à court et long terme. Partir pour partir de la maison sans projet viable ne vous permettra pas d’obtenir assez de moyens financiers que ce soit de la part de vos parents ou du CPAS pour financer le coût d’un loyer et de la vie. Le CPAS risque de vous dire que dans ces conditions, vous devez rester encore un peu dans la maison familiale.
C’est pour cela que nous vous conseillons dans un premier temps de solliciter l’aide d’un médiateur familial pour faire le point avec votre maman. Cela serait aussi l’occasion d’évoquer les tensions.
Revenez vers nous quand vous voulez, nous espérons que vous allez vite y voir plus clair.
Bien à vous,

INFOR JEUNES
339, Chée de Louvain
1030 Bruxelles
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Santini
20 jours il y a

Ma fille 👧 ne supporte plus le quotidien avec son beau père car elle est dénigrer. Rabaisser. Que faire.

Je m informe(@jmi)
Administrateur
Répondre à  Santini
18 jours il y a

Bonjour, David
Vous avez raison de vous inquiéter. Vous ne nous donnez pas assez de détails sur votre situation familiale. Nous supposons donc qu’il y a eu un jugement stipulant les modalités d’hébergement de votre fille?
Si la situation a changé, il vous est tout à fait loisible d’écrire au greffe (secrétariat) du Tribunal de la famille pour expliquer la situation au juge en charge de votre dossier familial et demander la mise en place d’un autre type d’hébergement chez la maman et le beau-père.
Vous n’avez pas besoin d’un avocat. Pour demander cette modification, un simple courrier au greffe de votre part suffit.
Si votre fille subit des violences physiques et/ou psychologies, nous vous conseillons aussi de porter plainte contre le beau-père à la police. Il ne faut pas laisser passer ce type de comportement.
Votre fille peut aussi elle-même écrire au Juge de la famille afin de demander à être auditionnée sur sa situation actuelle.
Avez-vous aussi déjà abordé la situation avec la maman? Une médiation familiale pourrait être envisagée (dans un centre de planning familial, les coûts sont très démocratiques) mais cela demande que toutes les parties soient de bonne volonté. Si un accord intervient dans le cadre d’une médiation, il faut penser à le faire homologuer devant le Tribunal de la famille.
Nous restons à votre disposition pour toute précision.

Bien à vous,

INFOR JEUNES
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Aude
22 jours il y a

Bonjour,

Je fais appel à vous aujourd’hui car je suis démunie face à la situation avec ma fille née en 2004. Cette situation s’est dégradée rapidement et je ne sais plus quoi faire pour apaiser les tensions mais aussi pour protéger ma famille.

Voici en résumé les faits :

L’an dernier, elle m’a demandé son émancipation. J’ai refusé car selon moi, elle pouvait attendre quelques mois sa majorité ; mais aussi parce que je n’ai pas confiance dans ses fréquentations. Peu de temps après, elle est tombée enceinte de son copain de l’époque ; mais après avoir bien discuté et posé le pour et contre, elle s’est faite avorter en janvier 2021. Aujourd’hui elle me reproche cet avortement qui était pourtant son libre choix. .

N’ayant pas vraiment de facilités à l’école, elle a voulu arrêter après sa 3ème pour faire un CPA coiffure. 2 mois après, elle s’est rendue compte qu’elle n’aimait pas et s’est donc inscrite à un CPA vente – aide à la personne. L’année scolaire était déjà entamée, je n’ai pu l’inscrire que dans un lycée privé (environ 2000€ par an), ce que j’ai accepté car mon but est que ma fille s’épanouisse dans ce qu’elle fait. Elle a obtenu son CAP 2 ans plus tard avec Mention assez bien mais son comportement a commencé à changer toujours avec des mauvaises fréquentations et surtout depuis qu’elle a un nouveau copain (depuis le mois d’août 2021) que je ne connais pas. Elle a donc décidé de ne pas poursuivre ces études.

Le mois dernier, lors d’une dispute, elle voulait partir de la maison ; j’ai alors découvert qu’elle était de nouveau enceinte. Elle m’a dit qu’elle voulait partir de la maison pour vivre avec son copain et garder son enfant, ce que j’ai de nouveau refusé car elle n’a pas 18 ans, pas de logement, ni travail. Elle n’a donc pas les conditions idéales pour ce projet. Je lui ai donc expliqué qu’elle avait le temps de faire les choses petit à petit, mais impossible de lui faire changer d’avis. Ses crises n’ont cessé d’augmenter et être de plus en plus violente, donc lors d’une dernière dispute, nous avons été jusqu’à la gendarmerie pour savoir ce que je pouvais faire: la placer en foyer jusqu’à ces 18 ans? faire appel à une assistante sociale? Entre temps, ma fille a eu le temps de prévenir la famille de son copain, qui à mon grand étonnement, était présente à la gendarmerie aussi (son copain et le père de son copain.)

Nous avons été entendues par la gendarmerie, et la seule chose qui m’a été conseillée pour apaiser les choses, était de faire une main courante pour expliquer que je ne mettais absolument pas ma fille dehors et que le temps du retour du verdict d’un juge pour le foyer ou émancipation elle aurait 18 ans. J’ai donc suivi ce conseil, à contre cœur. Le plus dur a été de voir partir sa fille le soir même, après notre entrevue à la gendarmerie, avec des personnes que je ne connais même pas. Depuis elle vit chez les parents de son copain. Je ne comprends d’ailleurs toujours pas pourquoi les parents de ce jeune homme arrivent à accepter cela et pourquoi ils n’essaient pas de m’aider.

Mon cœur est déchiré car en plus de tout ça elle a dépensé tout l’argent qu’elle avait sur ses 2 livrets qui était prévu pour s’acheter sa voiture après son permis (2700 euros) et j’ai dû renflouer un découvert de 980 euros car elle dépense sans compter pour des futilités. Depuis j’ai bloqué sa carte et les seuls messages que j’ai d’elle sont, soit pour me demander de lui apporter des affaires sans quoi elle appelle les gendarmes, soit pour m’insulter car j’ai bloqué sa carte mais qu’elle arrive a débloquer en mentant auprès de la banque.

Je viens vers vous pour savoir qu’elles sont mes droits pour me protéger et quels conseils vous pouvez m’apporter. La situation ne vous semble peut-être pas dramatique mais pour moi elle l’est car j’ai toujours tout fait pour ma fille que j’ai élevée 10 ans toute seule (elle ne connait pas son papa), mon mari a toujours tout fait également mais jamais assez à ses yeux.

Merci beaucoup pour votre aide

Je m informe(@jmi)
Administrateur
Répondre à  Aude
22 jours il y a

Bonjour, Aude

C’est une situation difficile que vous nous relatez. Il n’y a malheureusement pas « grand-chose » à faire pour le moment. Votre fille est presque majeure et nous comprenons qu’elle le sera en tous cas à la naissance du bébé.
Vous pouvez tant qu’elle est mineure contacter un Service d’Aide à la jeunesse: http://www.aidealajeunesse.cfwb.be/index.php?id=359
Vous ne pouvez toutefois pas l’obliger à revenir chez vous si elle ne le souhaite pas.
A 18 ans, un enfant n’est plus soumis à l’autorité parentale de ses parents. Vous n’êtes plus non plus responsable de ses actes. Il existe encore une obligation d’entretien (entendue de manière raisonnable) entre un parent et un enfant majeur tant que l’enfant est aux études et ne gagne pas encore correctement sa vie. Votre fille pourrait ouvrir une procédure devant le Tribunal de la famille pour vous demander une aide financière, mais c’est toujours le juge qui tranche en fonction des circonstances et des revenus de part et d’autre.
Nous conseillons à votre fille puisqu’elle souhaite s’établir avec le papa de son bébé de faire une demande au CPAS de sa commune. Un assistant social du CPAS pourrait l’aider à se positionner quant à son avenir professionnel. Reprendre des études? Travailler?
Nous vous conseillons d’écrire un courrier à votre fille en lui expliquant que vous lui souhaitez le meilleur comme toute maman mais que vous vous inquiétez étant donné qu’elle n’a aucune stabilité pour accueillir cet enfant. Les choses se passeront probablement mieux que ce que vous redoutez dès lors qu’elle a l’air d’être bien entourée par le papa de son bébé et sa belle-famille. Laissez le temps au temps et si vous souhaitez renouer un contact positif, il est toujours utile de tenter une médiation familiale (dans un planning familial, les coûts sont très démocratiques).
A la naissance du bébé, il faudra par contre être attentif que les choses se passent bien et que ce bébé soit accueilli dans un cadre sécurisant pour tout le monde (à défaut, il faudra faire appel à un Service d’aide à la jeunesse pour ce bébé).
Nous espérons de tout cœur que la situation évolue positivement pour tout le monde.

Bien à vous,

INFOR JEUNES
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Lais
1 mois il y a

Bonjour , j’ai 17 ans actuellement et j’ai un fils de 1 ans , j’habite encore avec ma mère mais je voulais vivre seul , est-ce qu’il existe une possibilité? , ma mère peut être d’accord… , mais pour l’appartement , le loyer , etc… il y a une aide ??? , Merci

Je m informe(@jmi)
Administrateur
Répondre à  Lais
1 mois il y a

Bonjour, Lais

Si vous avez un fils, vous pouvez demander à être émancipé dès à présent (c’est-à-dire être considéré comme un majeur et non plus comme un mineur).
L’émancipation peut être demandée par votre maman au Tribunal de la famille du lieu où vous êtes domicilié.
Maintenant, vous allez bientôt avoir 18 ans donc vous pouvez très bien attendre votre majorité. Cela n’empêche pas que vous pouvez aller habiter dans votre propre appartement avec l’accord de votre maman.
Au niveaux des aides, il faut distinguer:
– Les parents ont l’obligation de subvenir à vos besoin tant que vous êtes aux études ou ne savez pas encore gagner correctement votre vie. Votre maman est donc tenue selon ses moyens financiers (tout comme votre père).
– Le CPAS de votre commune peut analyser votre situation avec vous et voir si une aide financière est possible.
– Vous pouvez travailler comme jobiste étudiant si vous poursuivez des études.
– Si vous ne souhaitez pas poursuivre des études après vos 18 ans, vous devez vous inscrire comme demandeur d’emploi. Pendant le stage d’insertion socioprofessionnelle après vos études (il dure un an), vous continuez à bénéficier des allocations familiales et pourrez peut-être percevoir des allocations d’insertion après la durée de ce stage d’un an si vous ne trouvez pas de travail avant.
L’important nous semble-t-il est de définir votre projet. Que souhaitez-vous faire? Poursuivre des études? Travailler?
Au niveau de votre enfant, il est important également de clarifier la situation avec la maman. Comment s’organise l’hébergement? En règle général, lorsqu’il s’agit encore de bébés, le Juge de la famille confie l’hébergement principal à un des parents avec un hébergement secondaire chez l’autre (l’hébergement alterné se mettra en place plus tard si souhaité). Il y a également toute une série de questions à régler: Où le bébé est-il domicilié ? Qui bénéficie des allocations familiales? Du bénéfice fiscal d’enfant à charge? Comment se partagent les frais extraordinaires de ce bébé? Y a-t-il une contribution alimentaire versée de l’un des parents à l’autre?
Nous vous conseillons de prendre rendez-vous avec un médiateur familial dans un planning familial qui pourra vous aider à réfléchir sur tous ces aspects. Si non, vous pouvez aussi directement aller devant le Tribunal de la famille du lieu où est domicilié le bébé et solliciter une procédure en Chambre de règlement amiable. C’est très important que vos accords avec la maman soient homologués par le Tribunal de la famille. Le jugement ainsi rendu pourra être modifié si les situations respectives de chacun se modifient.
N’hésitez pas à revenir vers nous une fois que vous aurez bien réfléchi à tous ces aspects.

Bien à vous,
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jaeden
1 mois il y a

Bonjour mon petit frère de 17 ans (18 ans le 31 mars), souhaite venir habité chez moi suite a de nombreuses disputes violentes avec mes parents, insultes, coups, dénigrements, ect.
Quels droit/ aide financière ai-je pour lui subvenir a ses besoin?
Je travail a temps partiel avec un complément de chômage, que se passera-t-il sil vit chez moi?
Merci d’avance de votre compréhension

Je m informe(@jmi)
Administrateur
Répondre à  jaeden
1 mois il y a

Bonjour, Jaeden

Si la situation est trop difficile/dangereuse, votre frère pourrait déjà venir habiter chez vous s’il obtient l’autorisation de vos parents. Si non, il peut demander à être auditionné par un Juge familial du Tribunal de la famille du lieu où il est domicilié (simple demande par courrier envoyé au greffe (secrétariat) du Tribunal.
Un contact avec un Service d’Aide à la Jeunesse peut aussi s’imposer tant qu’il est mineur:
http://www.aidealajeunesse.cfwb.be/index.php?id=359
Attention, s’il y a d’autres enfants mineurs chez vos parents, il est essentiel de signaler toute situation difficile à un Service d’Aide à la Jeunesse ou une équipe SOS Enfants:
https://www.one.be/public/grossesse/maltraitance/equipes-sos-enfants/

Une fois qu’il est majeur, sachez que vos parents ont toujours l’obligation de subvenir à ses besoins tant qu’il poursuit des études ou ne gagne pas décemment sa vie (appréciation raisonnable). S’ils ne s’acquittent pas de cette obligation d’entretien, votre frère peut écrire au Tribunal de la famille. Nous vous conseillons aussi de vous rendre avec votre frère au CPAS de votre commune afin de faire le point sur vos situations respectives et voir les aides possibles.
Sachez aussi que tant que votre frère poursuit des études (entre 18 et 25 ans) ou s’il s’inscrit comme demandeur d’emploi (le stage d’insertion socioprofessionnelle à la sortie des études dure un an), il peut toujours bénéficier des allocations familiales. Votre frère devra donc joindre la Caisse d’allocations familiales s’il veut percevoir ses allocations lui-même.

Si votre frère vient habiter chez vous, nous vous conseillons aussi de contacter votre syndicat ou la Capac si vous n’êtes pas syndiqué.
Vous pourriez en effet peut-être prendre votre frère à votre charge d’un point de vue fiscal.

Bien à vous,
INFOR JEUNES
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SRD
1 mois il y a

Bonjour je voulais savoir si il est possible de quitter ma famille pour habiter avec un amie en France a Strasbourg avec lui il a une chambre d’amie et il seras me loger sans problème il m’as dit que je suis le bienvenu et que il me conseille de partir de chez a causse de nombreuses dispute violente à mon papa et mon petit frère, il m’as dit d’aller demander à la commune une carte d’identité français car sans sa je ne pourrais pas aller chez lui vivre
 
J’ai actuellement 17ans et j’aimerais m’éloigner de ma famille pour avoir une vie plus tranquille et me concentrer sur mes études à la place de faire des tâche ménagère toute la journée.
 
Merci pour votre réponse d’avance

Je m informe(@jmi)
Administrateur
Répondre à  SRD
1 mois il y a

Bonjour, SRD

Aller vivre dans un autre pays sans ses parents ou un tuteur alors qu’on est encore majeur n’est pas possible. Vous êtes en effet soumis à l’autorité de vos parents jusqu’à vos 18 ans et ceux-ci sont tenus de contribuer à vos besoins même après vos 18 ans tant que vous êtes aux études voire tant que vous n’êtes pas capable de gagner raisonnablement votre vie.
Vous pouvez par contre aller vivre en Belgique dans un autre lieu que la maison familiale si vos parents sont d’accord (internat, kot…).
Nous entendons que la situation est difficile et que vous avez un petit frère à la maison. Ne laissez pas cette situation difficile s’envenimer, des aides existent.
Si votre papa est ouvert à la discussion, vous pouvez vous-même vous rendre dans un Centre de planning familial demander l’aide d’un médiateur familial.
Si la situation est trop compliquée et/ou violente, vous pouvez contacter un service d’aide à la jeunesse par téléphone:
http://www.aidealajeunesse.cfwb.be/index.php?id=359
ou une équipe SOS Enfants :
https://www.one.be/public/grossesse/maltraitance/equipes-sos-enfants/
Pensez aussi à parler de vos difficultés au Centre PMS de votre école, les gens qui y travaillent sont là pour cela.
Nous restons à votre disposition pour poursuivre cette discussion quand vous voulez.

Bien à vous,
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Gaëlle
1 mois il y a

Comment je fait pour partir de chez moi mais pas allez en famille d’accueil ou en foyer

Je m informe(@jmi)
Administrateur
Répondre à  Gaëlle
1 mois il y a

Bonjour, Gaëlle
 
Si avant 18 ans, vous trouvez un arrangement avec vos parents, vous pouvez en effet aller « vivre ailleurs » (internat, chambre d’étudiante). Nous attirons toutefois votre attention sur le fait que vous restez soumise à l’autorité parentale jusqu’à vos 18 ans et que même après votre majorité, vos parents doivent continuer à assurer vos besoins tant que vous êtes aux études ou incapable de gagner raisonnablement votre vie.
 
Si vous souhaitez être considérée dès à présent comme une majeure, il existe la procédure d’émancipation mais cette procédure est très rarement accordée. En effet, dans les faits, elle est souvent utilisée lorsque le mineur se comporte déjà comme un majeur (elle ne le sera en principe pas si la raison invoquée est qu’un mineur ne s’entend plus avec ses parents).
 
Si vous vivez une situation difficile à la maison, que vous vous sentez « coincée », il est très important de ne pas rester seule. Nous vous conseillons de contacter le Centre PMS de votre école voire un Service d’aide à la jeunesse ou une équipe SOS enfants.
Les gens qui travaillent dans ces Services sont des professionnels qui ont l’habitude des situations compliquées:
http://www.aidealajeunesse.cfwb.be/index.php?id=359
https://www.one.be/public/grossesse/maltraitance/equipes-sos-enfants/
 
Si vos parents sont séparés et qu’il existe déjà un jugement du Tribunal de la famille sur les modalités d’hébergement, nous vous conseillons aussi d’écrire un courrier explicatif sollicitant votre besoin d’être entendue par le Juge de la famille. Ce courrier doit être déposé ou envoyé au Greffe (secrétariat) du Tribunal de la famille du lieu où vous êtes domiciliée:
https://www.droitdelafamille.be/fr-be/Contact/Tribunaux-de-la-famille
 
N’hésitez pas à revenir vers nous avec plus de détails concernant votre situation.
 
Sachez enfin que les mineurs peuvent aussi s’adresser au SDJ (Service Droit des Jeunes) pour un accompagnement plus précis:
http://www.sdj.be/contact/
Adresses et numéros de téléphone en milieu de page.
Ce Service peut vous aider à rédiger un courrier si nécessaire ou vous aider à téléphoner à un Service d’aide.
 
Bien à vous,
INFOR JEUNES
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Sy
1 année il y a

Je souhaiterais quitter le domicile de mes parent car je suis le seul a faire les tâche ménagere je fait les courses je n’ ai le droit de sortir que une seule fois par semaine même des fois Sava jusqu’à 1 mois et si je ne fais pas une tâche ménagere ou que je sort dehors et j y reste plus que 21h ils menacent de me renvoyer au Sénégal alors que je suis diabètique

Info Jeunes
Répondre à  Sy
1 année il y a

Bonjour Sy,

Vous pouvez toujours vous adressez au SAJ, Service de l’Aide la Jeunesse de Bruxelles qui est compétent pour les jeunes en difficultés et en danger.
!! il existe divers SAJ en Fédération Wallonie – Bruxelles en fonction de la résidence du jeune.

La permanence fonctionne sans rendez-vous et vous pouvez vous y rendre avec la personne de votre choix.
Vous y serez reçu par un/e délégué/e qui fera un 1er bilan avec vous de votre situation et pourra éventuellement déjà vous donner quelques pistes.
!! S’agissant de l’aide volontaire et négociée, le SAJ travaille toujours en collaboration et avec l’accord des parents et du jeune de plus de 12 ans.
Ainsi, il est préférable de téléphoner au préalable, au numéro suivant 02/ 413.39.18 (du lundi au vendredi de 9h à 12h30 et de 13h à 16h) : une délégué/e de la permanence pourra déjà vous donner quelques orientations et vous expliquer la manière dont procède le SAJ.

Infor Jeunes asbl
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