Enseignement/Formation : Sites utiles

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Enseignement – Organismes de représentation, d’aide, d’orientation et d’informations

Voir aussi notre page « orientation scolaire »

Etablissements scolaires

Académies à Bruxelles

Les académies (enseignement artistique à horaire réduit) dispensent des cours d’arts, de musique, de danse, des arts de la parole tant pour le senfants dès 5 ans, les adolesents que les adultes.


Ecoles secondaires à Bruxelles

Les écoles secondaires listées ci-dessous sont toutes issues des réseaux de l’enseignement offociel (subventionné ou roganisé) ou de l’enseignement libre (subventionné). Les écoles secondaires privées de l’enseignement libre non subventionné ne sont donc pas reprises.

-> Consulter l’annuaire des établissements scolaires en Wallonie sur le site d’enseignement.be ou sur le portail monorientation.be

Certaines écoles secondaires internationales privées


Apprentissage des classes moyennes, formation chef d’entreprise


Hautes écoles francophones à Bruxelles et en Wallonie (enseignement supérieur de type court et de type long)

Bruxelles

Wallonie


Universités francophones

Bruxelles

      Wallonie

        Enseignement pour adultes (anciennement Promotion sociale) à Bruxelles

        -> Consultez également le site de l’enseignement pour adultes en région bruxelloise

        Internats à Bruxelles

        -> Consultez la liste des internats bruxellois


        Formations à Bruxelles (formations professionnelles, continuées, cours de langue)

        Formations en langues

        Formations professionnelles ou continues

        -> Consultez également pour les formations en Wallonie : FORMAPass

        Etudes à l’étranger

        Sites d’information et de conseils pratiques pour préparer ses études à l’étranger

        MAJ 2026




        Attestations d’orientation et sanction des études

        A la fin de chaque année scolaire, le Conseil de classe délibère et délivre une attestation d’orientation aux élèves (sauf au cours du 1er degré et aux élèves de 6e et 7e secondaire).

        Attention : A partir de l’année 2026-2027 :
        – Le seuil de réussite est relevé à 60% pour les épreuves certificatives (CEB, CE1D, CESS) (au lieu de 50 %).
        – La 1re année du degré différencié disparaîtra et sera remplacée par un dispositif de différenciation et d’accompagnement renforcé destiné aux élèves sans CEB.
        – Le test CLE (Calculer, Lire, Écrire) sera organisé en début de 4e primaire pour détecter précocement les éventuelles difficultés et mettre en place un accompagnement personnalisé en vue de préparer l’élève aux épreuves du CEB.

        Au 1er degré

        A la fin de la 1ère année

        Il n’y a pas d’attestation d’orientation mais uniquement un rapport de compétences. Pour certains élèves, il y a la mise en place d’un PIA (plan individualisé d’apprentissage).

        A la fin de la 2e année commune

        Les élèves reçoivent un rapport de compétences :

        • Soit l’élève a obtenu son CE1D, ce qui lui permet d’accéder à toutes les formes, sections et orientations d’études de 3e année ;
        • Soit l’élève n’a pas obtenu son CE1D et a passé moins de 3 ans dans l’enseignement secondaire, auquel cas il est obligatoirement orienté vers une 2e supplémentaire (2S). Le Conseil de classe de 2S proposera un PIA ou plan individuel d’apprentissage (pour ceux qui n’ont pas obtenu le CE1D) ;
        • Soit l’élève n’a pas obtenu son CE1D et a passé plus de 3 ans dans l’enseignement secondaire. Dans ce cas, il est orienté soir vers une 3e année de différentiation et d’orientation (3S-DO), soit vers une 3e année de formes et sections définies par le conseil de classe (DFS) ou enfin vers une 3e année en alternance. Dans ces cas-là, l’élève n’obtiendra pas son CE1D en 3e année mais cela ne l’empêche pas d’obtenir son CESS.

        A la fin de la 2e année supplémentaire (2S)

        Soit l’élève obtient son CE1D ce qui lui permet d’accéder à toutes les formes, sections et orientations d’études de 3e année soit il n’obtient pas ce CE1D et il est orienté vers une 3e année de différenciation et orientation (3 SDO) soit vers une 3e année en enseignement de transition ou qualification selon les formes et sections définies par le Conseil de classe ou l’enseignement en alternance.

        A la fin du 1er degré différencié (1D ou 2D)

        L’élève qui obtient son CEB en première ou deuxième différencié réintègre le parcours commun.

        Attention : A partir de la rentrée prochaine, le tronc commun risque de s’étendre jusqu’en 3e année. Ce qui modifiera le 1er degré différencié.

        Au 2e degré

        Au terme du deuxième degré, qui englobe les 3e et 4e années de l’enseignement secondaire, à la fin de la 4e année, si l’élève a accompli avec succès ses études dans le domaine général, technique, artistique ou professionnel, il se voit décerner le certificat d’enseignement secondaire (CE2D).

        Par ailleurs, à la fin de chaque année scolaire du deuxième degré, les attestations suivantes sont remises :

        AOA (attestation d’orientation A)

        Année réussie et passage dans l’année supérieure sans restriction.

        AOB (attestation d’orientation B)

        L’année est réussie mais l’élève ne pourra passer dans l’année supérieure qu’avec restriction de la section, de la forme ou de l’orientation d’études. En pratique, cela veut dire que l’élève sera généralement orienté vers l’année supérieure de l’enseignement technique de qualification ou l’enseignement professionnel. Sinon, il doit doubler son année.

        Important à savoir : la restriction mentionnée sur l’AOB peut être levée :

          1. Par la réussite de l’année immédiatement supérieure suivie dans le respect de la restriction mentionnée ;
          2. Par le redoublement de l’année d’études sanctionnée par cette attestation ;
          3. Par le Conseil d’admission dans le cas où, après avoir terminé une année avec fruit, un élève désire recommencer cette année dans une autre forme ou subdivision d’enseignement dont l’accès lui avait été interdit.

        AOC (attestation d’orientation C)

        L’année est ratée, l’élève doit redoubler son année.

        Au 3e degré

        Le 3e degré englobe les 5e et 6e années de l’enseignement secondaire. Au terme de la 5e année générale ou transition, l’élève se voit attribuer généralement un AOA ou AOC. Depuis le continuum pédagogique dans la section qualifiante ou professionnelle, le doublement n’est plus possible entre la 5e et le 6e tant qu’il reste élève régulier. Les élèves de 5Q ou de 5P passent automatiquement en 6e. Une dérogation pour recommencer sa 5e peut être attribuée à un élève libre (en cas d’échec total ou en cas d’absence motivée de longue durée).

        Au terme de la 6e année, l’élève obtient :

        Le certificat d’enseignement secondaire supérieur (CESS)

        Il est délivré par le Conseil de Classe aux élèves réguliers qui ont réussi les 2 dernières années d’études dans l’enseignement secondaire général, technique ou artistique, dans la même forme d’enseignement, dans la même section et dans la même orientation d’études.

        Le CESS est également délivré, dans le régime de certification par unités d’acquisition d’apprentissage, (CPU) aux élèves réguliers qui ont suivi la 5e et 6e année de l’enseignement secondaire technique de qualification dans la même orientation et ont satisfait à l’ensemble de la formation de ces années.

        Le certificat d’étude de 6e année de l’enseignement secondaire professionnel (CE6P)

        Il est délivré aux élèves réguliers qui ont réussi la 6e année de l’enseignement professionnel.

        Le certificat de qualification (CQ)

        Il est délivré aux élèves réguliers qui ont réussi la 6e année de l’enseignement secondaire de qualification, technique, artistique ou professionnel et qui ont réussi les épreuves liées à l’obtention du CQ6.

        En 7e année technique, professionnelle

        Les 7e années du secondaire servent à se spécialiser dans un métier particulier ou à se préparer à l’enseignement supérieur dans certaines matières précises.

        Plusieurs certificats sont délivrés au terme de cette année :

        Le certificat d’enseignement secondaire supérieur (CESS)

        Il est délivré aux élèves réguliers qui ont réussi la 7e année de l’enseignement secondaire professionnel.

        Le certificat de qualification (CQ)

        Il est délivré aux élèves réguliers qui ont réussi la 7e année de l’enseignement secondaire professionnel ou technique

        Attention, certaines options de base groupées (OBG) nécessitent la poursuite d’une 7e pour obtenir le CQ :

        – Puériculture (5-6 P) à 7P Puériculteur/Puéricultrice ;
        – Prothèse dentaire (TQ) à 7TQ Prothésiste dentaire ;
        – Optique (TQ) à 7TQ Opticien/Opticienne ;
        – Aspirant / Aspirante en nursing (TQ) à 7P Agent médico-social/Agente médico-sociale ou 7P Puériculteur/Puéricultrice ou 7P Aide-soignant/Aide-soignante.

        L’attestation de compétences complémentaires (ACC)

        Il s’agit d’une attestation de compétences complémentaires au CQ6 qui a permis l’accès à la 7e année pour laquelle aucun CQ n’est délivré.

        Voir aussi :

        MAJ 2026




        Recours dans l’enseignement pour adultes

        Dans l’enseignement pour adultes (anciennement promotion sociale), il y a deux types de recours : un recours interne auprès de votre établissement en cas de désaccord avec une décision de refus du conseil des études ou du jury d’épreuve intégrée, puis, si nécessaire, un recours externe auprès de la Commission de recours pour l’Enseignement pour Adultes.

        Les décisions de refus prises par le Conseil des études ou le jury peuvent faire l’objet d’un recours, si elles présentent des irrégularités. La procédure est la même, qu’il s’agisse de décisions qui concernent l’enseignement pour adultes de niveau secondaire ou de niveau supérieur. Elle est régie par le Décret de la Communauté française du 16 avril 1991 organisant l’enseignement pour adultes, art. 123 ter ; et la Circulaire 7111, du 09/05/2019 – Recours contre les décisions des Conseils des études et des jurys d’épreuve intégrée dans l’enseignement de promotion sociale. La notion d’irrégularité n’est toutefois définie nulle part, ce qui requiert une argumentation solide de la part de l’étudiant concerné. Dans les lignes qui suivent, on verra d’abord les décisions qui sont susceptibles de faire l’objet d’un recours (A) ; ensuite on présentera des exemples de motifs pour lesquels un recours pourrait être introduire (B) ; avant d’indiquer la personne ou l’instance compétente pour connaître du recours, ainsi que les délais et la procédure à respecter (C).

        A – Quelles sont les décisions susceptibles de recours dans l’enseignement pour adultes ?

        Plusieurs types de décision peuvent faire l’objet d’un recours. Par exemple :

        1. Un refus d’inscription dans une formation ou un refus d’admission dans une Unité d’enseignement particulière
        2. Un refus d’accéder à une évaluation finale ou à la deuxième session
        3. Une décision de refus de réussite prise par le Conseil des études ou le jury de l’épreuve intégrée
        4. Une sanction disciplinaire

        Note : Aucun recours interne ou administratif n’est prévu en matière de valorisation des acquis. Les décisions concernant la valorisation des acquis prises ou actées par le Conseil des études sont définitives. Cependant, elles doivent être motivées. La notification individuelle de la décision doit par ailleurs mentionner la possibilité d’introduire une requête en annulation auprès de la section du contentieux administratif du Conseil d’État, conformément à l’article 14, § 1er, des lois coordonnées sur le Conseil d’État du 12 janvier 1973.

        B – Quels sont les exemples d’irrégularités susceptibles d’entraîner un recours ?

        De manière non exhaustive, les motifs suivants peuvent être considérés comme des irrégularités :

        1. Le non-respect des modalités d’évaluation annoncées
        2. L’absence de motivation ou une motivation insuffisante de la décision d’échec
        3. Le non-respect du délai d’un mois minimum entre la première et deuxième session
        4. Le manque d’aménagements raisonnables pour les étudiants qui en ont droit
        5. La non-conformité de la matière d’examen avec le dossier pédagogique
        6. Le refus de consultation des copies d’examen et/ou d’en fournir une copie
        7. La différence de traitement des étudiants dans la correction de l’examen (partialité de l’enseignant)
        8. Le non-respect du quota de délibération 9° absence de date et signature sur le document de proclamation

        Ne constituent pas en tant que tels des motifs recevables de recours :

        – La simple contestation d’une note ou d’une appréciation pédagogique,
        – Le désaccord avec l’évaluation du niveau de l’étudiant,
        sauf si cette évaluation résulte d’une irrégularité procédurale ou réglementaire démontrable.

        C – Quels sont les recours pour contester une décision de refus de réussite (échec) prise par le Conseil des études ou le jury de l’épreuve intégrée ?

        L’élève dispose des recours interne, externe et de la possibilité de saisir le Conseil d’État. Il faut toutefois avoir épuisé la voie de recours interne pour introduire un recours externe.

        RECOURS INTERNE

        Le Règlement d’ordre intérieur de l’établissement doit mentionner la procédure à suivre pour introduire un recours interne. L’article 123 ter § 4 du décret du 16 avril 1991 organisant l’enseignement pour adultes, dispose que le chef d’établissement pour l’enseignement organisé par la Communauté française ou le pouvoir organisateur pour l’enseignement subventionné par la Communauté française doit prévoir, dans le Règlement d’ordre intérieur de l’établissement, les modalités d’une procédure de recours interne afin de favoriser la conciliation des points de vue et d’instruire les contestations pouvant survenir à propos des décisions des Conseils des études et jurys d’épreuve intégrée. Le chef d’établissement ou le pouvoir organisateur porte ce règlement d’ordre intérieur à la connaissance des élèves, soit par voie d’affichage aux valves de l’établissement ; soit par communication à l’élève qui en fait la demande ; soit encore par la publication dudit Règlement sur le site Internet de l’établissement. Il est donc nécessaire de lire le Règlement d’ordre intérieur de votre établissement d’enseignement pour connaître tous les détails nécessaires à un recours interne.

        A qui adresser le recours interne et dans quel délai ?

        Ce recours doit impérativement être introduit par une plainte écrite adressée par courrier recommandé au chef d’établissement ou délivré en mains propres à celui-ci contre accusé de réception. Cette plainte doit être expédiée ou déposée au plus tard le 4ème jour calendrier qui suit la publication des résultats. Elle doit comporter la mention précise des irrégularités, sauf s’il n’y a pas de notification individuelle. L’adresse où la plainte doit être expédiée ou déposée doit mentionner le nom ou l’abréviation du nom de l’établissement d’enseignement, l’identification de la Directrice ou du Directeur ainsi que l’adresse postale complète.

        Quel est le délai de traitement de la procédure interne

        Au total, la procédure de recours interne ne peut excéder les sept jours calendrier hors congés scolaires qui suivent la publication des résultats, en ce compris l’envoi à l’élève par le chef d’établissement, par pli recommandé, de la motivation du refus à la base du recours et de la décision motivée prise suite au recours. Si le délai de 7 jours vient à expiration un dimanche ou jour férié, l’échéance est reportée au jour ouvrable le plus proche. Par ailleurs, si le délai de 7 jours a expiré avant transmission de la décision sur recours interne, il appartient au chef d’établissement d’en motiver la raison dans sa décision sur recours interne. Lors de la transmission de cette décision, les voies de recours doivent impérativement être mentionnées.

        Attention : les modalités pratiques du recours interne (forme, adresse exacte, éventuelles auditions, délais internes plus stricts) sont précisées dans le Règlement d’ordre intérieur (ROI) de chaque établissement. Il appartient à l’étudiant de le consulter impérativement.

        RECOURS EXTERNE

        Est-il possible d’introduire un recours externe sans avoir préalablement introduit un recours interne ?

        Non. On ne saura jamais insister sur le fait qu’il faut préalablement épuiser la procédure de recours interne pour introduire un recours externe.

        A qui adresser le recours externe et dans quel délai ?

        Le recours externe doit être introduit par courrier recommandé, auprès de l’Administration dans un délai de 7 jours calendrier à compter du 3e jour ouvrable qui suit la date d’envoi de la décision relative au recours interne. Sont considérés comme jours ouvrables tous les jours de la semaine, à l’exception du dimanche et des jours fériés légaux.

        Sous peine d’irrecevabilité, ce recours doit mentionner les irrégularités précises qui le motivent et doit être accompagné de la motivation de la décision de refus et de la décision prise à la suite du recours interne. En l’absence de décision au terme du recours interne, l’élève joint le récépissé postal de l’introduction ou l’accusé de réception de son recours interne.

        L’élève remet une copie de son recours externe au chef de l’établissement dont la décision est contestée. Le recours externe doit être envoyé à :

        Monsieur Lionel Larue
        Directeur général adjoint
        Commission de recours pour l’Enseignement pour Adultes
        Rue Adolphe Lavallée, 1
        1080 Bruxelles

        Quelles sont les décisions que la Commission de recours peut prendre dans le cadre d’un recours externe ? Et dans quel délai ?

        Dès que la Commission de recours est saisie du recours externe, le Président de cette dernière informe le chef d’établissement concerné dudit recours en lui en transmettant une copie et l’invite à lui communiquer toute information ou tout document. Il est recommandé au chef d’établissement de collaborer à cette étape de la procédure afin d’éclairer au mieux la Commission de recours et de permettre à cette dernière de prendre la décision en toute connaissance de cause.

        La Commission de recours peut prendre trois sortes de décision :

        • soit le recours externe est irrecevable ;
        • soit il est recevable mais non fondé ;
        • soit il est recevable et fondé.

        Lorsque la Commission de recours déclare le recours fondé, elle peut prendre 2 types de décision :

        • soit elle annule la décision de refus irrégulière et invite le Conseil des études ou le jury d’épreuve intégrée à délibérer à nouveau en motivant correctement sa décision ;
        • soit elle annule la décision sur recours interne irrégulière et invite le Conseil des études ou le jury d’épreuve intégrée à délibérer à nouveau en motivant correctement sa décision.

        La commission communique sa décision motivée par courrier recommandé à l’élève et au chef d’établissement dans les trente jours calendrier hors congés scolaires. Toutefois, en ce qui concerne les recours externes introduits entre le 1er juin et le 7 juillet, la commission communiquera sa décision au plus tard le 31 août de l’année concernée.

        Recours auprès du Conseil d’État ou auprès d’une juridiction civile

        Pour toute décision administrative avec laquelle vous n’êtes pas d’accord, vous pouvez introduire une requête en annulation et/ou en suspension auprès de la section du contentieux administratif du Conseil d’État, conformément à l’article 14, § 1er, des lois coordonnées sur le Conseil d’État du 12 janvier 1973. La requête doit être introduite dans les 60 jours à dater de la notification de la décision contestée :

        Si la décision contestée vous cause un préjudice, vous pouvez saisir le tribunal compétent en suivant les règles établies dans le Code judiciaire belge.

        Conseil : avant d’introduire toute procédure auprès du Conseil d’État, il est recommandé de faire appel à un avocat. Vous trouverez leurs coordonnées sur le site https://avocats.be/

        Brochure à télécharger

        Le recours dans l’enseignement de promotion sociale

        Voir aussi :

        MAJ 2026




        Recours contre une décision du Conseil de classe ou du Jury de qualification

        Décisions du Conseil de classe

        Le Conseil de classe est composé du directeur de l’école ou de son délégué et de tous les professeurs en charge de l’élève. Il est chargé de prendre les décisions relatives au passage de classe, de phase et à la délivrance des diplômes, certificats et attestations de réussite.

        Les décisions du Conseil de classe sont fondées sur les socles de compétence approuvés par le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ces socles de compétences sont des référentiels qui définissent les objectifs qu’un élève doit atteindre à la fin de chaque étape. Ils sont communs à tous les réseaux et à toutes les écoles et constituent le contrat de base entre l’école et la société.

        En fonction des compétences acquises par l’élève, le Conseil de classe peut prendre une décision d’échec ou de réussite avec ou sans restriction et délivrer selon le cas différents types d’attestation d’orientation : AOA, AOB ou AOC. Il peut également conditionner le passage dans la classe supérieure au fait de réussir un ou plusieurs examens de passage.

        Décisions du Jury de qualification

        Le Jury de qualification se compose du directeur de l’école ou de son délégué, des enseignants en charge de la formation qualifiante ou associés à celle-ci, et de membres extérieurs à l’établissement (dont le nombre ne peut dépasser celui des membres du personnel enseignant). Les membres extérieurs sont choisis en fonction de leur compétence dans la qualification à évaluer.

        Le Jury de qualification décide s’il y a lieu d’octroyer ou non le Certificat de qualification à un élève. Pour prendre cette décision, le jury se base essentiellement sur les résultats des épreuves de qualification et les informations collectées lors des stages. Dans le régime particulier de la CPU (Certification Par Unité), le jury se basait également sur les éléments contenus dans le dossier d’apprentissage CPU. Cependant, ce régime a été abrogé le 25 août 2025 et l’ensemble des options de l’enseignement qualifiant sont désormais orhanisées dans le cadre du PEQ. Plus d’informations dans la circulaire 9566 du 21 août 2025.

        Qui peut introduire un recours

        Attention, les recours dont il est question sur cette fiche ne concernent pas l’enseignement primaire et l’enseignement de promotion sociale/enseignement pour adultes. Ils ne concernent que l’enseignement secondaire ordinaire et spécialisé (forme 3 et 4) de plein exercice, et l’enseignement secondaire en alternance.

        Le système de recours permet aux élèves majeurs ou aux parents des élèves mineurs qui ont un ou des motifs valables, de contester une décision du Conseil de classe ou du Jury de qualification qui leur semble injuste. Le recours ne peut être introduit que si un ou plusieurs éléments nouveaux n’avaient pas été pris en compte lors de la décision initiale (art. 96). Introduire un recours permettra peut-être de faire changer une décision d’échec ou de réussite avec restriction, ou encore d’obtenir le Certificat de qualification.

        Les recours peuvent donc être introduits par ou au nom des élèves suivants :

        1° Les élèves du 2e et 3e degrés de l’enseignement secondaire qui, à la fin de l’année scolaire, n’ont pas réussi sans restriction leur année d’études ? Ils peuvent contester :

        • Une AOC (attestation d’orientation C) : une décision qui signifie que l’élève a échoué son année et doit la recommencer ;
        • Une AOB (attestation d’orientation B) : une attestation de réussite avec restriction.

          2° Les élèves qui ont échoué au CE1D (certificat d’enseignement du premier degré) à la fin du 1er degré secondaire ;

          3° Les élèves qui ont reçu une décision d’orientation vers une 2e année complémentaire ou vers une 3e année dont la forme et l’option sont définies par le Conseil de classe ;

          4° Les élèves qui, au terme de la 1ère et de la 2e années différenciées, se sont vus refuser l’octroi du CEB ;

          5° Les élèves qui n’ont pas obtenu le Certificat de qualification.

          Quelques exemples des motifs pouvant justifier un recours

          • Si l’horaire d’examen a été communiqué tardivement ;
          • Si le Conseil de classe n’était pas composé de tous les professeurs, la majorité d’entre eux étant absents ;
          • Si l’école a refusé que l’élève consulte sa copie d’examen ;
          • Si une copie a été mal corrigée ou trop sévèrement ;
          • Si une décision d’échec d’une école « d’élite » semble disproportionnée car les compétences requises ont été atteintes par rapport à la moyenne des élèves dans les autres écoles.
          • Si la matière d’examen n’est pas au programme de l’année scolaire ou du degré ;
          • Si un élément « nouveau » (c’est-à-dire inconnu du Conseil de classe lorsque celui-ci a pris sa décision) peut expliquer certains résultats scolaires de l’élève. Par exemple, si le Conseil de classe ignorait une situation personnelle ou familiale difficile à vivre pour l’élève.

          Quelques exemples des motifs ne pouvant pas justifier un recours

          • Un problème pédagogique ou relationnel : par exemple, si l’élève veut qu’un professeur soit sanctionné parce qu’ils ont d’importants problèmes relationnels ou que l’élève conteste les méthodes pédagogiques de son professeur ;
          • Si l’élève se borne à comparer ses résultats avec ceux de ses copains ;
          • Si l’élève veut contester une cotation de son bulletin en cours d’année ;
          • Si l’élève veut obtenir une meilleure moyenne en cas de réussite en fin d’année ;
          • Si l’élève souhaite avoir accès à une seconde session alors que l’école n’en organise pas ou s’il est dans l’impossibilité de faire sa seconde session du fait de ses vacances ;
          • Si l’élève n’est pas d’accord avec le fait que le Conseil de classe lui impose des examens de passage. Puisque le Conseil de classe ne lui a encore délivré aucune attestation (AOB ou AOC), l’élève ne peut donc introduire de recours ;
          • Si les résultats de l’élève ne sont pas suffisants pour que l’élève puisse suivre correctement l’année suivante. Evoquer un élément nouveau – même une situation difficile – devant le Conseil de recours est utile seulement si les résultats de l’élève sont « à la limite » et que l’éclairage nouveau apporté par le recours permet de faire pencher la balance.

          Pour certaines de ces situations, il est important d’être vigilant tout au long de l’année en participant aux réunions de parents d’élèves ou en obtenant une réunion avec la direction, ou encore en contactant le CPMS ou un service de médiation scolaire.

          Procédure de recours

          Les décisions prises par le Conseil de classe et par le Jury de qualification doivent être motivées de manière précise. L’élève et ses parents doivent être en mesure de comprendre quelles sont les raisons qui ont conduit à l’échec (AOC) ou à la réussite avec restriction (AOB) de l’élève.

          Avant d’introduire un recours, vous pouvez demander la motivation écrite de la décision du Conseil de classe ou du Jury de qualification (Article 96 du Décret missions « Nonobstant le huis clos et le secret des délibérations, le chef d’établissement ou son délégué fournit, le cas échéant, par écrit si la demande expresse lui est formulée par l’élève majeur ou les parents ou la personne responsable d’un élève mineur, la motivation précise d’une décision d’échec ou de réussite avec restriction prise par le Conseil de classe ou d’un refus d’octroi du certificat de qualification pris par le Jury de qualification. »).

          Téléchargez le Modèle de demande de motivation écrite de la décision du Conseil de classe ou du Jury de qualification

          Vous pouvez aussi consulter l’examen qui pose problème et en recevoir une copie (Art. 96 du Décret missions : « L’élève majeur, les parents ou la personne investie de l’autorité parentale de l’élève mineur peuvent consulter, autant que faire se peut en présence du professeur responsable de l’évaluation, toute épreuve constituant le fondement ou une partie du fondement de la décision du Conseil de classe. Les parents peuvent se faire accompagner d’un membre de la famille ou, pour l’enseignement spécialisé, par une personne de leur choix.

          L’élève majeur, les parents ou la personne investie de l’autorité parentale de l’élève mineur peuvent aussi, sur demande écrite adressée au chef d’établissement, obtenir, à prix coûtant, copie de toute épreuve constituant le fondement ou une partie du fondement de la décision du Conseil de classe, dans le respect des dispositions du décret du 22 décembre 1994 relatif à la publicité de l’administration »).

          (Art. 32 de la Constitution « Chacun a le droit de consulter chaque document administratif et de s’en faire remettre copie, sauf dans les cas et conditions fixés par la loi, le décret ou la règle visée à l’article 134 »).

          Téléchargez le Modèle de demande pour recevoir une copie du/des examen/s

          Attention toutefois aux délais d’introduction de recours, ils sont très courts.

          Les types de recours

          Les possibilités de recours varient en fonction que l’on conteste une décision du Conseil de classe ou une décision du Jury de qualification.

          Si vous voulez introduire un recours contre une décision du Conseil de classe, vous avez droit à deux types de recours : le recours interne et le recours externe. En premier lieu, il faudra obligatoirement introduire un recours interne que l’on appelle aussi la procédure interne de conciliation avec l’école qui a pris la décision contestée. Ce n’est que si ce recours interne n’aboutit pas, qu’on peut ensuite introduire un recours externe auprès du Conseil de recours du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

          Exceptionnellement, il n’existe pas de recours externe possible à l’issue de la 3e année de différenciation et d’orientation (3S-DO) du deuxième degré.

          En revanche, si vous voulez introduire un recours contre une décision du Jury de qualification, vous n’avez droit qu’au recours interne. Il n’est pas prévu de procédure de recours externe contre les décisions du Jury de qualification.

          La procédure interne de conciliation ou « Recours interne »

          Chaque école peut avoir sa propre procédure de conciliation dans son règlement des études, qui peut varier. En général, cela implique de remplir un formulaire avec les arguments de l’élève et de les présenter à la direction de l’école. Dans certains cas, l’élève et ses parents peuvent rencontrer le directeur ou son représentant pour discuter de leurs arguments. Ces arguments peuvent porter sur divers sujets, tels que :

          • Du parcours scolaire (par exemple, l’amélioration des résultats au cours de l’année) ;
          • De la vie familiale ou privée que le Conseil de classe n’en connaissait pas ;
          • Faisant état d’une erreur ou d’un vice de procédure.

          Pour tenter d’obtenir une révision de la décision, il est indispensable d’avoir une bonne argumentation. Le recours ne sera recevable que s’il porte sur un ou plusieurs éléments nouveaux dont le Conseil de classe ou le Jury de qualification n’avait pas encore connaissance lorsqu’il a pris sa décision.

          Il est important – lorsque c’est possible – de fournir en annexe du recours tout justificatif écrit pouvant corroborer l’argumentation de l’élève.

          Le recours doit être envoyé par lettre recommandée à la direction de l’école par l’élève majeur ou les parents de l’élève mineur (père, mère, tuteur légal). L’élève majeur ou les parents de l’élève mineur peuvent également remettre le recours de main à main contre accusé de réception.

          Les procédures internes de conciliation sont organisées par chaque pouvoir organisateur. Il est donc très important de lire le règlement des études qui explique ces procédures. Les délais d’introduction d’une demande interne de conciliation sont très courts et peuvent varier d’un établissement à l’autre. Les écoles sont tenues de prévoir un délai minimum de 2 jours ouvrables, après la communication des résultats.

          Une petite précision a été apporté concernant ce qu’est un « jour ouvrable scolaire » et un « jour ouvrable » :

          – les jours ouvrables scolaires sont les lundis, mardis, mercredis, jeudis, vendredis à l’exception de ceux qui tombent durant un jour férié, les vacances scolaires ou tout autre jour de congé scolaire fixé par le Gouvernement.
          – les jours ouvrables sont l’ensemble des jours calendrier, à l’exception des samedis, dimanches et des jours fériés légaux.

          Pour l’année scolaire 2024-2025, la notification des décisions prises suite aux procédures de conciliation interne est soit remise en mains propres aux demandeurs contre accusé de réception, soit adressée par envoi recommandé :

          • au plus tard le 5ème jour qui précède le dernier jour de l’année scolaire pour les jurys de qualification de fin d’année scolaire ;
          • au plus tard le dernier jour de l’année scolaire pour les conseils de classe de fin d’année scolaire ;
          • dans les 5 jours qui suivent la délibération pour les jurys de qualification de la seconde session ;
          • dans les 5 jours qui suivent la délibération pour les conseils de classe de la seconde session ;
          • au plus tard le 31 janvier pour les décisions rendues en janvier à l’issue de la 3ème année complémentaire du 4ème degré complémentaire, section « soins infirmiers » ;
          • dans les 5 jours qui suivent la délibération pour les Conseils de classe de la 3ème année complémentaire du 4ème degré complémentaire, section « soins infirmiers », organisés entre février et juin.

            Si les arguments invoqués sont recevables, le directeur de l’école convoque à nouveau le Conseil de classe ou le Jury de qualification. La nouvelle décision sera envoyée par lettre recommandée à l’élève majeur ou aux parents de l’élève mineur.

            Recours externe

            Pour rappel, les décisions du Jury de qualification ne peuvent pas faire l’objet d’un recours externe. Seules les décisions du Conseil de classe peuvent être contestées par un recours externe. Cependant, avant de faire appel à une instance externe, il est nécessaire d’entamer une procédure interne de conciliation au sein de l’école.

            Le recours externe consiste à compléter le formulaire de recours, dans lequel l’élève majeur ou les parents de l’élève mineur développent leurs arguments. Si vous ne disposez pas de suffisamment d’espace, vous pouvez joindre un courrier complémentaire ou d’autres documents que vous jugeriez utiles pour l’analyse de votre demande.

            Le formulaire de recours et éventuellement d’autres documents sont envoyés au Conseil de recours :

            1. Soit par Internet via la plateforme E-Recours (cette option nécessite un lecteur de carte ou une application Itsme mais, une personne qui ne dispose pas d’un titre d’identification ou qui ne peut se connecter car elle est étrangère et ne réside pas en Belgique peut également l’utiliser).
            2. Par courrier recommandé à l’adresse suivante :
              Direction générale de l’Enseignement obligatoire
              Conseil de recours contre les décisions des conseils de classe de l’enseignement secondaire –
              Enseignement de caractère soit confessionnel, soit non confessionnel (à préciser)
              Bureau 1F140
              Rue Adolphe Lavallée, 1
              1080 BRUXELLES

            Le Conseil de recours est composé d’inspecteurs généraux de l’enseignement secondaire et de chefs d’établissement. Il s’agit de personnes tout à fait externes à l’établissement scolaire de l’élève.

            Le Conseil de recours ne connaît donc pas du tout l’élève, ni sa situation, ni les détails du fonctionnement interne de l’établissement scolaire qu’il fréquente. Il vous revient dès lors d’expliquer clairement ce que vous contestez et ce que vous souhaitez. N’hésitez pas à joindre tous les documents pouvant compléter et renforcer votre recours (attestations, certificats médicaux, etc.).

            Les arguments utilisés lors du recours externe peuvent être les mêmes que ceux utilisés lors de la procédure interne de conciliation. Cependant, les arguments doivent être développés de manière beaucoup plus détaillée que lors de la procédure interne de conciliation, étant donné que le Conseil de recours ne connaît pas l’élève. Les problèmes pédagogiques, relationnels ou simples différences de notes ne sont jamais recevables en recours externe (article 98).

            IMPORTANT : Pour que le recours externe soit valide, une copie du dossier de recours externe (c’est-à-dire le formulaire de recours externe ainsi que les annexes justificatives) doit être envoyée par courrier recommandé à la direction de l’établissement secondaire que fréquente l’élève et dont la décision est contestée.

            Le directeur informe les élèves majeurs ou les parents (ou responsables légaux) des élèves mineurs qu’ils peuvent introduire leur recours externe via la plateforme électronique ou via le formulaire. En vue d’accélérer le traitement des dossiers, il est conseillé aux requérants d’introduire le recours externe via la plateforme électronique « CAMA E-recours ». Il est à noter que l’introduction du recours par la plateforme ou le formulaire présente l’avantage d’indiquer aux requérants les informations indispensables au traitement des recours par le Conseil de recours, ce qui limitera les demandes d’informations.

            Le recours externe doit être envoyé au Conseil de recours au plus tard :

            •  Jusqu’au 10ème jour ouvrable qui suit le dernier jour de l’année scolaire pour les décisions de première session, à savoir le 17 juillet 2026 ;
            •  Jusqu’au 5e jour ouvrable scolaire qui suit la notification de la décision de la conciliation interne pour les décisions de seconde session ;
            •  Jusqu’au 10 février 2026 pour les décisions rendues par le Conseil de classe de janvier de la 3ème année complémentaire du 4ème degré complémentaire, section « soins infirmiers » ;

            Période de siège du Conseil de recours

            Le Conseil de recours siège toute l’année. Il démarre :

            • Au plus tard, à partir du 16 août 2026 pour examiner les décisions des Conseils de classe relatives aux délibérations de la première session ;
            • Au plus tard, à partir du 15 septembre 2026 pour les décisions des Conseils de classe relatives aux délibérations de la seconde session.

            Portée des décisions du Conseil de recours

            La décision du Conseil de recours, lorsqu’elle révise la décision du Conseil de classe, annule celle-ci et prend sa place. Le Directeur de l’école sera obligé d’établir un nouveau certificat ou de changer l’attestation d’orientation qui sera délivrée à l’élève.

            Le Conseil de recours n’est toutefois pas compétent pour accorder les examens de repêchage.

            La Direction générale de l’Enseignement obligatoire transmet un exemplaire de la décision du Conseil de recours au Directeur de l’école par voie électronique et en informe simultanément l’élève majeur ou ses parents (s’il est mineur), par courrier recommandé ou par voie électronique en fonction de son choix d’introduction du recours.

            Brochure à télécharger

            Le recours dans l’enseignement secondaire

            Voir aussi :

            MAJ 2026




            Allocation d’études de l’enseignement secondaire : conditions, montants et recours

            Vous trouverez ci-dessous un aperçu des conditions permettant d’obtenir une allocation d’études secondaires pour l’année scolaire 2026-2027. Nous vous indiquons également un aperçu des montants octroyés ainsi que la procédure à suivre en cas de recours.

            Conditions

            Délais

            Vous pouvez introduire votre demande d’allocation d’études pour 2026-2027 entre juillet et le 31 octobre 2026.

            Il est possible d’introduire la demande même si vous ne disposez pas de tous les documents et vous pouvez compléter le dossier par la suite. Les dossiers sont traités par ordre d’arrivée.

            Conditions liées aux revenus du ménage

            Les revenus de l’ensemble des membres repris sur la composition de ménage en Belgique de l’élève sont pris en compte.

            Les ressources visées sont :

            • Les revenus imposables globalement, majorés des revenus imposables distinctement (avertissement-extrait de rôle : Revenus 2024 – exercice d’imposition 2025 (SPF Finances/Contributions)).
            • Les allocations et les revenus de remplacement et/ou d’intégration.  
            • Les revenus issus d’une organisation internationale (même si exonérés d’impôts).
            • Les revenus non imposés en Belgique.

            À l’exception des revenus :

            • Du candidat à l’allocation d’études (sauf s’il dispose d’un avertissement-extrait de rôle commun avec un autre membre de sa composition de ménage).
            • Des frère(s) et sœur(s) du candidat, des demi-frère(s) et demi-sœur(s).
            • Des revenus des colocataires et/ou propriétaires d’immeubles donnés en location (kot) du candidat. 

            Revenus maxima

            L’ensemble des ressources ne peut dépasser les revenus maxima suivants (revenus imposables globalement, majorés des revenus imposables distinctement repris sur l’avertissement-extrait de rôle (Revenus – 2023)) 

            *Attention, les montants sont révisés chaque année. Ceux de 2026-2027 ne sont pas encore disponibles (ils seront basés sur l’année de référence de 2024). Les montants ci-dessous sont ceux de 2025-2026 :

            Nombre de personnes à charge Revenus maxima *
            0 24.739,16€
            1 32.986,93€
            2 40.716,26€
            3 47.931,56€
            4 54.632,64€
            5 61.333,73€
            Par personne supplémentaire, ajouter 6.701,08€

            Conditions liées aux revenus cadastraux et loyers bruts

            Le candidat n’a pas droit à une allocation d’études si le titulaire des revenus pris en considération est propriétaire de biens immobiliers (autres que ceux occupés comme habitation personnelle) dont les revenus cadastraux et les loyers bruts cumulés sont supérieurs à 1.223,17€ (pour l’année 2025-2026).

            Conditions liées au cursus éducatif de l’allocataire

            L’élève doit fournir une attestation prouvant qu’il/elle est régulièrement inscrit.e dans son année d’études auprès d’un établissement d’enseignement secondaire de plein exercice.

            Conditions liées à la nationalité

            Pour les étudiants de nationalité étrangère, l’élève doit :

            1. Disposer d’une composition de ménage établie en Belgique à la date de la demande de l’allocation d’études.
              Le ressortissant d’un État membre de l’Union européenne, d’un État partie à l’Espace économique européen ou de la Confédération suisse peut produire un document analogue à la composition de ménage délivré par l’autorité compétente en la matière (situation à la date de la demande de l’allocation d’études).
            2. Fournir la preuve qu’aucune allocation d’études ne lui a été octroyée par un autre pays.

            Les ressortissants de l’Union européenne doivent être domiciliés en Belgique au 31 octobre 2026 pour introduire une demande d’allocation d’études.

            Le ressortissant HORS Union européenne doit, en plus, totaliser au moins 5 années de résidence en Belgique au 31 octobre 2026 et disposer d’un titre de séjour valable de plus de 3 mois.

            Pour les réfugiés, apatrides, protection subsidiaire :au 31 octobre 2026, l’élève doit disposer de la qualification de réfugié, d’apatride ou de la protection subsidiaire reconnue par le Commissariat général des Réfugiés et des Apatrides ou par le Conseil du Contentieux des Étrangers depuis au moins un an. Si l’élève est mineur et que le représentant légal est reconnu réfugié, on considère que l’élève l’est aussi.

            L’élève de nationalité étrangère, doit fournir la preuve qu’aucune allocation d’études ne lui a été octroyée par un autre pays.

            Les autres candidat.e.s non repris.e.s dans une des catégories précitées ne peuvent prétendre à une allocation d’études.

            Montants

            Il existe deux types d’allocation : l’allocation variable et l’allocation forfaitaire.
            Le demandeur peut bénéficier de l’une ou de l’autre.

            Le montant peut varier entre 90 et 6.000€.

            L’allocation d’études variable

            Le calcul de l’allocation d’études requiert l’expertise d’un gestionnaire de la Direction des Allocations d’Études formé à l’application de la règlementation en la matière.

            Ce calcul de l’allocation d’études prend en considération :

            • L’ensemble des revenus des membres de la composition de ménage de l’élève fixée à la date de la demande d’allocation d’études.
            • Le nombre de personne(s) à charge repris sur l’avertissement-extrait de rôle.
            • Le fait d’être en internat.
            • Le fait de bénéficier ou non d’allocations familiales (uniquement pour EPSC/infirmière brevetée).

            L’allocation d’études forfaitaire

            Le demandeur peut éventuellement bénéficier d’une allocation forfaitaire sous certaines conditions, notamment lorsque le revenu est modifié par suite :

            • D’un.e séparation / divorce / cessation de cohabitation légale ;
            • D’un décès ;
            • D’une mise à la pension ou à la prépension ;
            • D’une perte d’emploi ;
            • D’une période de chômage ou de maladie ;
            • D’une médiation de dette ;
            • D’une naissance/adoption ;
            • Si l’élève est placé en institution ou dans une famille d’accueil ;
            • Ou d’un changement de statut en tant que « pourvoyant seul » ;
            • D’une perception du revenu d’intégration sociale (CPAS) ;
            • D’une attestation de non-imposition du SPF Finances belge ou du pays étranger de résidence.

            En cas de perception du revenu d’intégration sociale, un forfait spécifique peut également être attribué.

            Attention, si vous êtes dans l’une des conditions reprises ci-dessus mais que l’ensemble des ressources de votre ménage est supérieur à 150% des revenus maxima, vous ne rentrez plus dans les conditions pour bénéficier d’une allocation d’études de type forfaitaire.

            Dans le cas où le demandeur remplit les conditions d’octroi de l’allocation forfaitaire et de l’allocation variable, l’allocation qui lui est la plus favorable lui est accordée.

            Remboursement

            Le demandeur devra rembourser l’allocation d’études de l’élève, en tout ou en partie :

            • S’il y a ajustement de son allocation.
            • S’il/si elle a obtenu son allocation frauduleusement, sur base de déclarations sciemment inexactes, contradictoires ou incomplètes.
            • Si une allocation à laquelle l’élève n’avait pas droit a été versée, à la suite d’une erreur dans le traitement de son dossier.
            • Si l’élève ne fréquente pas régulièrement les cours ou abandonne les cours.

            Recours

            Si vous n’êtes pas d’accord avec la décision, vous pouvez introduire un recours :

            • 1ère étape : Introduire une réclamation auprès de votre Bureau régional des Allocations d’Études, uniquement par courrier recommandé dans les 30 jours qui suivent la notification de la décision. L’adresse de votre bureau est reprise sur la notification.
              La réponse de l’Administration vous sera envoyée dans les 30 jours suivant votre réclamation.
               
            • 2e étape : Si à l’issue de l’étape 1, la réponse envoyée par l’Administration est maintenue, vous pouvez introduire un recours motivé par recommandé dans les 30 jours, auprès du Conseil d’Appel des Allocations d’Études. L’adresse du Conseil d’Appel sera reprise sur la réponse de l’Administration.

            Toutefois, durant ce même délai de 30 jours, vous pouvez introduire une demande d’intervention auprès du Médiateur de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, par courrier simple ou par e-mail.

            Tél : 0800/19.199 ou 081/32.19.11
            E-mail : courrier@le-mediateur.be
            Rue Lucien Namèche, 54 à 5000 NAMUR

            L’introduction de cette demande d’intervention suspend le délai de recours au Conseil d’Appel pour une durée d’un mois maximum.

            Retrouvez toutes les informations sur https://allocations-etudes.cfwb.be/etudes-secondaires/conditions/

            Voir aussi :

            MAJ 2026