Démarches avant le départ

Préparer correctement vos démarches administratives avant un départ à l’étranger permet d’éviter de nombreux problèmes liés à la résidence, à la sécurité sociale, à la fiscalité ou aux documents de voyage. Certaines formalités doivent être effectuées avant le départ afin de préserver vos droits en Belgique et de faciliter votre installation à l’étranger.

Changement d’adresse

  • Si vous quittez la Belgique pour vous installer à l’étranger, vous devez déclarer votre départ à la commune où vous êtes inscrit, au plus tard la veille de votre départ.
  • En cas de départ de longue durée, vous pouvez être radié des registres de la population (vous recevez un certificat de radiation). Puis inscrit au registre des Belges à l’étranger auprès de l’ambassade ou du consulat belge compétent, ce qui facilitera vos démarches administratives. Il est conseillé de contacter, avant votre départ, le consulat ou l’ambassade belge en vue de vérifier quels documents vous devrez présenter pour vous inscrire dans le pays d’accueil.
  • Si votre absence est temporaire en dépit de sa longue durée, il est parfois possible de conserver votre inscription en Belgique. Ainsi, vous pouvez être considéré comme temporairement absent et conserver votre inscription en Belgique (maximum 1 an, renouvelable une fois). Si possible, donnez votre adresse à l’étranger à l’administration communale.
  • Un mineur doit faire sa déclaration avec un de ses parents (ou avec son représentant légal).
  • Si vous êtes radié de Belgique, prévoyez une boîte postale ou une adresse de référence (chez un proche) pour le courrier important (banque, impôts, etc.). Vous pouvez également faire une réexpédition de courrier via bpost (temporaire ou permanente, payante).

Conditions de séjour

Pour certaines questions concernant votre résidence à l’étranger (permis de séjour, impôts locaux, sécurité sociale, choix de l’école des enfants, questions liées à votre compagne, votre compagnon, etc.), vous pourrez vous adresser à l’ambassade du pays où vous allez vivre. La plupart des pays ont une représentation diplomatique en Belgique.

Passeport

Dans de nombreux pays la carte d’identité nationale n’est pas suffisante, il faut donc présenter un passeport.

Le passeport belge a une validité de 7 ans pour les personnes majeures et de 5 ans pour les personnes mineures.

La demande de passeport est à introduire auprès de votre administration communale. Vous le recevrez dans un délai d’environ 5 jours.

Deux procédures accélérées existent :
– La procédure urgente : le passeport est livré le jour ouvrable suivant celui de la demande à la commune moyennant des frais supplémentaires.
– La procédure très urgente permet d’obtenir son passeport le jour même, 4h30 après la demande (pour autant que celle-ci ait été effectuée avant 15h30).

Visa

Le visa est exigé pour certains pays en plus du passeport. Renseignez-vous à l’ambassade du pays concerné.

Permis de travail

En dehors de l’Union européenne et de l’Espace économique européen, si vous voulez exercer une activité professionnelle, vous devrez généralement obtenir un permis de travail. Renseignez-vous à l’ambassade du pays concerné.

Allocations de chômage

Le travail effectué à l’étranger peut, dans certains, être repris en compte pour l’ouverture ou le maintien de droits sociaux en Belgique, notamment en matière de chômage. Les conditions sont strictes pour l’ouverture du droit au chômage.

Le travail effectué à l’étranger n’est pris en considération que dans les limites des conventions bilatérales et internationales et pour autant que le travailleur ait, après le travail effectué à l’étranger, accompli des périodes de travail comme salarié selon la réglementation belge, pendant au moins trois mois.

Avant le départ, il est recommandé de se renseigner auprès de l’ONEM.

Le site de la Sécurité sociale internationale « Quitter la Belgique » donne de nombreuses informations sur la sécurité sociale (allocations familiales, mutuelle, chômage, pension) à l’étranger si vous partez travailler, étudier ou vivre à l’étranger.

Banque & moyens de paiement

Vérifiez que votre carte bancaire est utilisable à l’étranger (hors zone euro, activation internationale). Envisagez une banque en ligne internationale ou un compte multi-devises (ex. Revolut, Wise) si vous partez longtemps ou hors Europe.

Informez votre banque de votre départ pour éviter le blocage de votre carte pour suspicion de fraude.

Communication

Avant de partir, vérifiez :
– Les offres internationales de votre opérateur ;
– Si votre téléphone peut fonctionner avec une SIM étrangère ou une eSIM.

Voir aussi :

MAJ 2026




Démarches administratives au retour d’un séjour à l’étranger

Changement d’adresse

Au moment de votre départ, il est recommandé de signaler votre départ à l’ambassade ou consulat de Belgique dans le pays où vous avez résidé.

Dans les 8 jours ouvrables de votre retour en Belgique, vous devez faire une déclaration au service de la population de votre nouvelle administration communale.

Après que la commune ait effectivement constaté votre nouvelle résidence principale, vous serez inscrit dans les registres de la population. Le certificat d’inscription est envoyé à la commune de la dernière résidence principale qui transmet le dossier personnel dont elle dispose encore éventuellement à la nouvelle commune d’inscription. La procédure de délivrance d’une nouvelle carte d’identité belge est alors mise en œuvre.

Si vous étiez radié pour « départ à l’étranger », vous serez réinscrit comme résident à votre nouvelle adresse après vérification par l’agent de quartier.

Remboursement des soins de santé

  • Si vous êtes resté affilié à la sécurité sociale belge, il n’y a aucune démarche à faire pour la mutuelle lorsque vous revenez en Belgique. Il est toutefois conseillé d’informer votre mutuelle de votre retour en Belgique afin de réactiver votre dossier si nécessaire.
  • Si vous avez participé au Régime Général de la Sécurité sociale d’Outre-mer pendant les six derniers mois, vous êtes dispensé en Belgique du stage en matière de maladie-invalidité (secteur prestations).
  • Si en plus du Régime général, vous avez été couvert par un contrat « Soins de santé » pendant les six derniers mois, vous serez dispensé de tout délai d’attente auprès de votre nouvelle mutuelle belge.

Allocations de chômage

Les conditions sont strictes afin que les périodes de travail à l’étranger soient prises en compte pour l’ouverture du droit au chômage.

Le travail effectué à l’étranger n’est pris en considération que dans les limites des conventions bilatérales et internationales, principalement les pays de l’Union européenne, de l’Espace économique européen, la Suisse, le Royaume-Uni) et pour autant que le travailleur ait, après le travail effectué à l’étranger, accompli des périodes de travail comme salarié en Belgique pendant au moins trois mois.

Ces conditions ne s’appliquent cependant pas aux occupations salariées lorsque vous relevez du régime belge de la sécurité sociale d’outre-mer.

Les jours couverts par ce régime, prestés où que ce soit dans le monde, entrent en ligne de compte pour l’ouverture de droits si par la suite, vous ayez encore travaillé en étant assujetti à la sécurité sociale belge (au moins 1 jour).

Vous ne devrez pas effectuer trois mois de travail supplémentaire en Belgique après votre retour si :

  • Vous avez travaillé dans l’UE, en Islande, au Liechtenstein, en Norvège ou en Suisse (et vous étiez soumis à la sécurité sociale de ce pays), en conservant votre lieu de résidence habituel en Belgique :

    – Soit en tant que travailleur frontalier (vous rentrez tous les jours ou au moins toutes les semaines chez vous)

    – Soit en cas de séjour temporaire dans un autre pays avec retour chez vous après l’occupation

  • Vous étiez occupé à l’étranger en tant que salarié détaché, cette situation étant assimilée, sur le place de la sécurité sociale, à du travail effectué en Belgique.

Plus d’infos sur la page de l’ONEM.

Pour les pays hors Europe, les législations sur la sécurité sociale sont souvent différentes ou n’existent pas. Il est donc essentiel de vous renseigner à l’ONEM avant votre départ.

Si vous n’avez pas droit aux allocations de chômage, vous pouvez vous adresser à un CPAS afin de solliciter un revenu d’intégration sociale (RIS).

Pension

Les périodes travaillées à l’étranger peuvent influencer le calcul de votre pension belge. Selon le pays concerné, des conventions européennes ou internationales permettent la prise en compte des périodes prestées à l’étranger.

Voir la page ‘Quelles démarches pendant le séjour à l’étranger

Voir aussi :

MAJ 2026




Job étudiant : allocations familiales, chômage et mutuelle

Avant-propos quant à l’étudiant diplômé en juin

Il est déconseillé aux étudiants qui ont terminé leurs études dès le mois de juin de travailler sous contrat étudiant l’été suivant la fin de leurs études.  En effet, selon le Contrôle des Lois Sociales (organisme de contrôle de la législation du travail du SPF Emploi), un jeune qui termine ses études en juin n’a plus le statut étudiant. En cas d’inspection, celui-ci demandera à l’employeur et à l’étudiant de régulariser la situation auprès de l’Office National de la Sécurité Sociale (ONSS), c’est-à-dire de rembourser l’avantage obtenu en raison de la réduction de cotisations sociales. Cette règle ne vaut pas si l’étudiant montre clairement qu’il va poursuivre des études par la suite (en s’inscrivant à un master ou à une formation, par exemple).

Cependant, FAMIRIS, FAMIWAL et l’Office national de l’emploi permettent une application plus souple de leurs réglementations. Ils acceptent qu’un étudiant ayant terminé ses études en juin et travaillant en juillet, août et septembre sous contrat d’occupation étudiant bénéficie de ses allocations familiales sous conditions et de l’assimilation de sa période de travail sous contrat d’occupation étudiant au stage d’insertion professionnelle.

L’étudiant qui travaille sera-t-il encore bénéficiaire d’allocations familiales ?

La matière des allocations familiales ayant été régionalisée, les règles peuvent différer selon la région concernée. Pour savoir quelles règles sont d’application, on se réfèrera au lieu du domicile légal des étudiants.

Règles régionales communes

Avant 18 ans, il n’y a pas de conditions au versement des allocations familiales (jusqu’au 31 août de l’année civile où l’étudiant a 18 ans).

Après 18 ans et jusqu’à 25 ans maximum, les étudiants ont droit aux allocations familiales sous certaines conditions. Les étudiants de plus de 25 ans ne reçoivent plus d’allocations familiales.
Au maximum, le jeune a donc encore droit à des allocations familiales pour tout le mois de son 25ème anniversaire.

Région bruxelloise

Après 18 ans et avant 25 ans, l’activité lucrative n’est pas un obstacle à l’octroi des allocations familiales pour autant qu’elle soit inférieure ou égale à 12 mois et qu’elle respecte les conditions ci-dessous. A défaut, les allocations familiales seront suspendues pour l’ensemble du trimestre.

Si l’étudiant travaille durant l’année scolaire

Pour conserver son droit aux allocations familiales, il doit travailler moins de 240h par trimestre durant l’année scolaire (1er, 2e, 4e trimestre) quel que soit le type de contrat.

Si l’étudiant travaille durant le 3e trimestre de l’année civile qui comprend les vacances d’été (juillet, août, septembre)

Il conserve ses allocations familiales, sans limite d’heures de travail.

Si l’étudiant travaille après la fin de ses études

  • Le jeune qui termine ses études (qui ne reprend pas d’études l’année suivante) a droit à ses allocations familiales aux mêmes conditions : 240h maximum de travail sur le trimestre.
  • S’il s’inscrit comme demandeur d’emploi auprès d’Actiris en juillet, il débutera un stage d’insertion professionnelle (ancien stage d’attente) de 310 jours en date du 1er août. Il s’agit en réalité d’un stage d’une année, puisque tous les jours comptent (y compris les samedis et jours fériés) sauf les dimanches. Le jeune demandeur d’emploi reste bénéficiaire de ses allocations familiales durant tout son stage d’insertion professionnelle. Après ce stage, son droit aux allocations familiales cesse définitivement. Si le jeune travaille après le 31 juillet, ses journées de travail seront comptées dans le stage d’insertion professionnelle. Il gardera son droit aux allocations familiales uniquement s’il ne travaille pas plus de 240h par trimestre. A défaut, le versement des allocations familiales sera suspendu pendant le trimestre où il a travaillé plus de 240h.

Attention : Les nouveaux étudiants étrangers arrivés avec un visa à partir de l’année académique 2025-2026 ne peuvent plus bénéficier des allocations familiales. Ceux qui recevaient déjà des allocations avant cette date continuent à les percevoir tant qu’ils remplissent les conditions.

Région wallonne

A l’instar de la Région Bruxelloise, la règle de base est que le jeune dispose d’un droit inconditionnel aux allocations familiales jusqu’au 31 août de ses 18 ans, un jeune doit faire des études pour pouvoir continuer à percevoir des allocations familiales.

Jusque 25 ans, en Wallonie, la limite des 240 heures par trimestre a disparu en ce qui concerne le contrat d’occupation étudiante. Ainsi, les allocations familiales continueront d’être versées pour autant que le jeune reste dans le contingent de 650 heures durant lesquelles il peut bénéficier des cotisations sociales réduites.

Au-delà de ces 650h (donc une fois que les 650h sont épuisées), il peut encore travailler 240h supplémentaires par trimestre sous un contrat de travail ordinaire (plus comme étudiant), sans impact sur les allocations familiales.
Donc, en tant qu’étudiant, les 240h ont bien été supprimées mais elles existent encore pour les contrats ordinaires.

Il faut toutefois être attentif au fait que ce sont des heures que vous ne pourrez pas consacrer à vos études.

De plus, le jeune qui s’inscrit comme demandeur d’emploi auprès du Forem conserve son droit aux allocations familiales pendant son stage d’insertion professionnelle, à condition que ses revenus mensuels soient inférieurs à 805,74€ brut par mois (montant indexé en 2025) et de travailler moins de 240h/trimestre.

Plus d’informations dans le tableau sur les allocations familiales.

L’étudiant qui travaille et qui est sous contrat d’apprentissage ou d’alternance est-il encore bénéficiaire d’allocations familiales ?

En Région Bruxelloise, et en Région Wallonne, les heures prestées dans le cadre de la formation obligatoire (stage) n’entrent pas dans les contingents de 650h/an et 240h/trimestre. Ces limites restent toutefois d’application pour les autres jobs.

Qu’en est-il des étudiants en formation chef d’entreprise et formation de coordination et d’encadrement ?

Il n’y a plus de plafond de revenus.

En revanche, les heures prestées dans ce cadre n’entrent pas dans les contingents de 650h/an et 240h/trimestre.

Le chômage

L’étudiant sous contrat d’occupation étudiant ne cotise pas pour ouvrir un droit au chômage.

Il est toutefois possible pour un jeune d’obtenir des allocations d’insertion professionnelle (assimilées au chômage) lorsque celui-ci aura effectué un stage d’insertion professionnelle (ancien stage d’attente). A partir du 1er mars 2026, le stage passe de 12 à 6  mois au sortir des études.

Concernant la durée des allocations d’insertion, il y a aussi du changement. Toute nouvelle demande à partir du 1er mars 2026 sera limitée à un maximum d’un an d’allocation (anciennement jusqu’à 36 mois), sauf exceptions prévues pour certaines formations ou emplois en pénurie. Pour les demandes faites avant cette réforme, ce sont les règles transitoires qui s’appliquent : le principe général est que la période d’indemnisation ne peut pas dépasser la nouvelle limite fixée par la réforme (12 mois), sous déduction des mois déjà perçus.

Durant ce stage, comme évoqué ci-dessus, le jeune pourra continuer à bénéficier de ses allocations familiales à certaines conditions.

Les journées de travail sous contrat d’occupation étudiant effectuées après le 31 juillet suivant la fin des études, seront comptabilisées dans le stage d’insertion professionnelle. Avant le 31 juillet, le job étudiant ne prolonge ou ne raccourcit pas le stage.

Le jeune sous contrat d’occupation étudiant conservera sa qualité de personne à charge pour son parent chômeur, peu importe la hauteur de ses revenus (voir article 130ter de la loi du 3 juillet 1978 sur les contrats de travail : « Les étudiants visés au présent titre, conservent à l’égard des différents régimes de sécurité sociale, leur qualité de personne à charge »).

L’étudiant qui travaille est-il toujours couvert par la mutuelle de ses parents ?

L’étudiant de moins de 25 ans qui est bénéficiaire d’allocations familiales est couvert pour ses soins de santé par la mutuelle de ses parents. Il est dans ce cas considéré comme personne à charge du point de vue de la mutuelle. Il le restera tant qu’il est aux études et jusqu’à ses 25 ans, âge où il faut obligatoirement s’inscrire comme titulaire auprès d’une mutuelle.

Lorsqu’un étudiant de moins de 25 ans travaille durant l’année scolaire sous contrat de travail ordinaire (contrat étudiant pour lequel il ne bénéficie plus de cotisations de solidarité), il est possible qu’il doive s’inscrire comme titulaire s’il dépasse un certain montant de revenus. Pour en savoir plus, il est important de se renseigner auprès de sa mutuelle.

Pour l’étudiant qui travaille comme indépendant sous le statut d’étudiant-entrepreneur, une distinction doit être faite selon le montant des revenus. S’il perçoit moins de 8.687,04€/an (revenus de 2026), il ne paie pas de cotisations et ses droits en soins de santé sont maintenus en tant que personne à charge. Il bénéficiera automatiquement des allocations familiales. Entre 8.687,04€ et 17.374,08€ (revenus de 2026), il devra payer des cotisations, mais celles-ci seront réduites (20,5%) et il pourra rester à charge de ses parents. Il pourra continuer à bénéficier des allocations familiales sur déclaration à sa Caisse que son activité ne dépasse pas la limite des 240h/trimestre. Par contre, si son revenu annuel net est supérieur à 17.374,08€ (revenus de 2026), le jeune ne bénéficiera plus du statut d’étudiant-entrepreneur. Il sera considéré comme un indépendant à titre principal et devra donc devenir titulaire de sa propre assurance soins de santé.

Un jeune non étudiant qui travaille, ou qui perçoit des allocations d’insertion, n’est plus considéré comme personne à charge et ce, même s’il a moins de 25 ans. Dès que le jeune travaille ou perçoit des allocations, il doit s’inscrire comme titulaire.

Voir aussi :

MAJ 2026




Réforme du chômage et des allocations d’insertion : comment t’y préparer ? On t’explique !

Onem

Le Gouvernement a décidé de désormais limiter les droits au chômage complet et aux allocations d’insertion.

Le 1er mars 2026, la nouvelle réforme entrera en vigueur et sera applicable aux bénéficiaires du chômage complet et des allocations d’insertion. La fin du droit aux allocations se fera de manière progressive, en plusieurs vagues successives, en fonction de la situation concrète du demandeur d’emploi. De plus, depuis le 1er juillet 2025, un régime transitoire, c’est-à-dire des mesures visant à opérer la transition entre l’ancien et le nouveau régime, est mis en place.

Que faire si cela te concerne ?

L’ONEM a commencé à envoyer des lettres avertissant les demandeurs d’emploi de l’impact de la réforme sur leur situation et sur l’éventuelle fin de leurs droits. Ces lettres sont envoyées via différentes vagues depuis septembre 2025. Il y a, à ce jour, eu trois vagues de lettres : le 15 septembre, le 13 octobre et le 12 novembre 2025.

Si tu n’as pas encore reçu de courrier, pas de panique. Face à ce grand changement, il se peut que l’ONEM n’a pas encore calculé précisément la fin de ton droit aux allocations.

Tu peux vérifier si tu as reçu cette lettre via ton dossier en ligne à la CAPAC ou via ton syndicat si tu es affilié. Si ce n’est pas le cas, tu peux régulièrement vérifier ces canaux, la lettre devrait t’être transmise dans les semaines qui viennent.

Cependant, une petite exception est prévue pour les personnes qui ont introduit une nouvelle demande d’allocations dans la phase de transition (cette période s’étend entre le 1er juillet 2025 et le 1er mars 2026). Si c’est ton cas, tu recevras alors immédiatement la date de fin de la fin de ton droit aux allocations.

-> Pour plus d’informations sur la réforme du chômage et des allocations d’insertion, tu peux consulter les pages ressources suivantes :




Travailler au pair à l’étranger

Un séjour au pair est le moyen idéal pour découvrir la culture et la vie quotidienne dans un pays. C’est l’occasion d’y apprendre une autre langue.
Il ne faut cependant pas oublier la notion de « travail » qui sera effectif puisque vous devrez effectuer certaines tâches ménagères et vous occuper des enfants de la famille
.

De plus, bien qu’il existe un Accord européen sur le placement au pair (24/11/1969 Strasbourg), les pays appliquent leurs propres législations nationales qui varient évidemment d’un pays à l’autre. La notion de travail est donc assez élastique. Renseignez-vous, avant de partir, au Consulat du pays choisi sur la législation qui y est en vigueur ou auprès de votre agence de placement au pair.

Il est possible de partir dans de nombreux pays en Europe : l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la Grèce, les Pays-Bas, la Suède…

Hors Europe, les choses se compliquent. Vous pourrez assez facilement travailler au pair aux Etats-Unis, mais en Australie ou au Canada les conditions sont très restrictives et il est donc plus difficile d’y séjourner.

Aux Etats-Unis par exemple, vous devez avoir entre 18 et 26 ans, bien parler anglais, avoir une bonne expérience avec les enfants, un diplôme de l’enseignement secondaire, ne pas être marié, avoir un casier judiciaire vierge, votre permis de conduire et être disponible une année entière.

Au Canada, le travail au pair n’existe pas dans la législation du pays. Il existe des postes d’aides familiales presque exclusivement à temps plein, il est donc impossible de suivre des cours de langues en même temps.

En Australie, où il y a beaucoup de demandes, il est très difficile de séjourner au pair car il est impossible d’obtenir un visa de travail pour un séjour au pair. La seule solution est de suivre des cours pour obtenir alors un visa d’étudiant.

Avant de faire un choix définitif, n’oubliez pas que vous serez pendant plusieurs mois loin de chez vous. Pour que votre séjour se déroule dans les meilleures conditions possibles, c’est à vous de prendre le maximum de renseignements avant votre départ.

Les organismes qui s’occupent de projets de coopération au développement connaissent parfois aussi des familles qui séjournent à l’étranger et qui cherchent un jeune au pair.

Le travail au pair est ouvert aux jeunes filles et garçons, mais en pratique il est essentiellement féminin bien que de plus en plus de garçons s’y intéressent.

Comment partir ?

Plusieurs agences de placement au pair existent en Belgique, elles vous proposent pour un prix forfaitaire la recherche d’une famille d’accueil dans le pays souhaité. Certaines agences demandent des frais plus élevés parce que leurs tarifs incluent des cours de langues ou comprennent une ou plusieurs assurances.

D’autres pistes de recherche sont les nombreux magazines étrangers qui diffusent des offres de placement au pair. Par ailleurs, en parler autour de vous peut vous procurer aussi de bons conseils et pistes. Vous pouvez enfin vous adresser aux agences au pair du pays où vous souhaitez séjourner, il ne faut pas oublier que dans ce cas tous les documents que vous recevrez seront dans la langue du pays, ce qui complique parfois les choses. Enfin, sur internet, vous trouverez des bases de données qui mettent en contact des jeunes, des familles et des organismes de placement au pair du monde entier. Par exemple, le site AuPairWorld met en contact des familles et des jeunes, et fournit des informations selon les différents pays de destination. Il existe aussi des forums de discussion permettant aux jeunes et aux familles d’échanger leurs conseils, astuces et retours d’expériences.

Dans vos dépenses, en dehors des frais de dossier si vous êtes placé par une agence, vous devrez prévoir notamment les frais du voyage aller-retour sauf pour les Etats-Unis où le voyage est payé par la famille.

Europe

Conditions

Les conditions varient d’un pays à l’autre mais pour l’Europe, la base reste « l’Accord européen sur le placement au pair« .

  • Vous devez être âgé de 17 à 30 ans ;
  • Le placement au pair consiste en l’accueil temporaire au sein d’une famille, en contrepartie de certaines prestations, d’un jeune étranger dans le but de perfectionner ses connaissances linguistiques ;
  • La durée initiale du placement au pair ne dépassera pas une année mais peut être prolongé de manière à permettre un séjour de deux ans maximum ;
  • Le jeune au pair devra posséder un certificat médical, établi moins de trois mois avant son placement ;
  • Un accord écrit entre le jeune au pair et la famille d’accueil devra être rédigé ;
  • Le jeune au pair doit bénéficier de suffisamment de temps pour suivre des cours de langues. Le temps qu’il consacre aux tâches de la famille ne doit pas dépasser 5h/jour.

Obligations de la famille d’accueil

Toujours selon l’Accord européen sur le placement au pair, la famille d’accueil doit remplir les obligations suivantes :

  • Nourrir et loger le jeune au pair (dans la mesure du possible : chambre individuelle) ;
  • Permettre des loisirs suffisants au jeune au pair pour améliorer ses connaissances de la langue et de la culture du pays ;
  • Donner au jeune au pair au minimum un jour de repos par semaine, dont au moins un dimanche par mois ;
  • Permettre au jeune au pair d’assister au culte de son choix ;
  • Donner au jeune au pair une certaine somme à titre d’argent de poche, à déterminer d’un commun accord (à titre d’exemple, en Belgique il s’agit d’un montant de minimum 450€).

Plus d’infos sur le site AuPairWorld qui fournit des informations détaillées par pays de destination.

Etats-Unis

Conditions

Le placement au pair se fait uniquement via un organisme reconnu par l’ambassade. L’organisme prend en charge la délivrance du visa. La durée du placement est d’un an.

  • Être ressortissant de l’Union européenne ;
  • Avoir entre 19 et 26 ans ;
  • Avoir un certificat de bonne vie et mœurs vierge ;
  • Avoir au moins un niveau d’anglais intermédiaire supérieur ;
  • Détenir un permis de conduire international ;
  • Être non-fumeur ;
  • Avoir été diplômé du secondaire ;
  • Avoir au moins 200 heures d’expérience en garde d’enfants

Le dossier de candidature est à introduire 3 mois avant la date de départ souhaitée.

Le visa nécessaire est un visa-type pour jeune au pair valable pour 13 mois (vous disposez donc d’un mois libre pour visiter le pays). Un séjour au pair avec un visa touristique ou d’étudiant est interdit. Il faut obtenir un visa pour programmes d’échanges (visa J-1).

Obligations de la famille d’accueil

  • Fournir au jeune une chambre individuelle ;
  • Accorder une bourse de 500$ par an au jeune en vue du suivi de minimum 3h de cours par semaine dans un collège local ;
  • Accorder une somme d’argent de poche de minimum 197,75 $ par semaine.
  • Accorder 2 semaines (10 jours de travail) de vacances annuelles payées (pour les séjours d’un an) ainsi qu’un jour et demi de congé/semaine et un week-end entier libre/mois.

Le jeune au pair doit quant à lui s’occuper des enfants 45 heures par semaine (mais pas plus de 10 heures par jour).

Formalités

Allocations familiales

Le travail au pair n’ouvre pas en principe le droit aux allocations familiales.

Cependant, il existe des conventions bilatérales entre états et des règlements européens de sécurité sociale qui permettent de garder les allocations familiales à certaines conditions :

  • Vous avez moins de 25 ans, vous travaillez moins de 240 heures par trimestre ;
  • Si vous partez dans un pays de l’EEE ou en Suisse, vous devez suivre :
    – Des cours dans une école reconnue par le pays où vous séjournez
    – Ou suivre des cours à raison de 17 heures par semaine
    – Ou suivre un programme correspondant au programme reconnu par l’autorité étrangère
  • Si vous partez dans un pays hors EEE ayant une convention avec la Belgique, les conditions sont les mêmes.
    Pour les autres pays, vous devrez demander une dérogation au SPF Affaires sociales.

Et pour le maintien ou non des allocations familiales :

  • Si vous habitez Bruxelles, vous devrez vous renseigner auprès de votre caisse d’allocations familiales. La caisse publique d’allocations familiales se nomme Famiris.
  • Si vous habitez en Wallonie, vous devrez vous renseigner auprès de Famiwal.

    Mutuelle

    Vous devez demander à votre mutuelle une carte européenne d’assurance maladie (CEAM), pour la durée de votre séjour au pair si vous séjournez en Europe.

    Si vous séjournez hors Europe, mieux vaut prendre une assurance privée complémentaire

    Chômage

    Si vous êtes en stage d’insertion professionnelle, vous devrez demander la prise en compte d’une période de formation à l’étranger pour le stage d’insertion professionnelle à l’ONEM. Pour être acceptée, votre demande doit augmenter votre chance de trouver du travail.

    Voir aussi :

    MAJ 2025